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Actualités - Chronologie

Formule 1 Ferrari : la prudence de Jean Todt

PARIS, 3 Mars (AFP). — 1997 l’année Ferrari? Après le renouveau de la «Scuderia» et les exploits de Michael Schumacher l’an passé, chacun attend que le pilote allemand et l’écurie italienne se hissent au premier plan dans le championnat du monde de Formule 1 cette saison. Certains font même de Schumacher le favori.
Du côté de Maranello, on essaye de tempérer l’enthousiasme. Jean Todt, le directeur sportif, se montre prudent: «Attendons Melbourne pour savoir comment nous nous situons par rapport à nos adversaires. Nous y verrons plus clair après». Todt craint en effet que Ferrari souffre quelque peu en début de saison face à une concurrence toujours plus vive.
«Il y a un certain nombre d’équipes très fortes, Benetton, McLaren, Jordan et Prost. Elles sont très proches les unes des autres, estime le directeur sportif de la «Scuderia». Sans parler, bien sûr, de Williams. Nous allons sans doute souffrir un peu lors des premières courses».
Quelques imperfections sont en effet apparues sur la nouvelle monoplace lors des premiers essais. Si des améliorations ont déjà été apportées, les développements prévus en cours de saison devraient permettre à Ferrari de progresser rapidement.
Ainsi, Jean Todt a-t-il opté pour la sagesse, privilégié la fiabilité en décidant de différer l’utilisation du nouveau moteur et de se présenter en Australie avec celui qui propulsait les monoplaces italiennes lors de la dernière course au Japon. «Ce n’est pas un gros problème au plan performance, l’écart étant minime entre les deux», précise Todt.

Réaction plus rapide

La prudence n’empêche toutefois pas le directeur sportif de Ferrari d’envisager des objectifs à la hausse. Après les trois victoires acquises l’an passé par Schumacher, on attend mieux du côté de Maranello. «Et compte tenu du resserrement des valeurs, le pilote qui comptera quatre victoires à la fin de la saison ne sera sans doute pas loin du titre», pense le Français.
Si le titre mondial est envisagé sans être encore l’ambition réellement affichée cette saison, tout se met en place en Italie pour que la «Scuderia» s’affirme définitivement l’an prochain comme un prétendant réel au titre. «La réorganisation de la gestion sportive a été mon principal souci, explique Jean Todt. Notre objectif était de tout centraliser à Maranello, d’abandonner l’antenne britannique de Guilford. Il fallait trouver les hommes, c’est fait (Ross Brawn et Rory Byrne, ex-Benetton). Et la nouvelle soufflerie sera prête dans trois mois».
Avec cette réorganisation, le temps de réaction sera plus rapide chez Ferrari pour faire face aux problèmes rencontrés en cours de saison. Et ce en dépit de la charge colossale de travail qui sera encore demandée à l’usine de Maranello. «Outre le développement de la voiture et du moteur 1997, la mise en place de la nouvelle structure et de la soufflerie, nous allons travailler déjà sur la monoplace de 98 qui sera complètement nouvelle en raison du changement de réglementation», révèle Todt.
Dans ces conditions, une Ferrari peut-elle être championne du monde cette saison? «Williams reste le favori», répond Jean Todt.
PARIS, 3 Mars (AFP). — 1997 l’année Ferrari? Après le renouveau de la «Scuderia» et les exploits de Michael Schumacher l’an passé, chacun attend que le pilote allemand et l’écurie italienne se hissent au premier plan dans le championnat du monde de Formule 1 cette saison. Certains font même de Schumacher le favori.Du côté de Maranello, on essaye de tempérer l’enthousiasme. Jean Todt, le directeur sportif, se montre prudent: «Attendons Melbourne pour savoir comment nous nous situons par rapport à nos adversaires. Nous y verrons plus clair après». Todt craint en effet que Ferrari souffre quelque peu en début de saison face à une concurrence toujours plus vive.«Il y a un certain nombre d’équipes très fortes, Benetton, McLaren, Jordan et Prost. Elles sont très proches les unes des autres, estime le directeur...