La décision a été annoncée dimanche soir par le ministre néerlandais, Margreet de Boer, à l’issue d’une réunion des ministres de l’Environnement qu’elle avait présidée.
Les ministres ne se sont toutefois entendus sur la répartition par pays des réductions qu’à hauteur des deux-tiers des 15% convenus.
Margreet de Boer a précisé que la diminution de 15% constituait un engagement ferme que l’UE présenterait aux discussions internationales sur les changements climatiques, en décembre à Kyoto, au Japon.
«Nous irons à Kyoto avec (la proposition de) 15%, et si c’est accepté, nous négocierons ensuite sur la répartition au sein de l’UE des 5% restant», a-t-elle expliqué.
En parvenant à cet accord, les ministres ont amendé une précédente proposition néerlandaise.
L’Allemagne et la Grande-Bretagne, deux grands utilisateurs de combustibles fossiles, ont eu leur objectif de réduction ramené respectivement de 30 à 25% et de 20 à 10%.
L’objectif pour la France, dont la plus grande partie des besoins en électricité sont couverts par le nucléaire — qui ne dégage aucun gaz à effet de serre — a été ramené de cinq pour cent à zéro et celui de l’Italie, de 10 à 7%.
Parmi les autres pays qui ont obtenu des assouplissements figure l’Irlande, pour laquelle serait autorisée une augmentation de 15% des émissions et non plus de 5%, la Finlande, qui obtient une augmentation de 15% au lieu d’une diminution de 10%, et la Grèce, avec une progression de 40% et non plus de 5%.
Les émissions autorisées pour le Portugal progressent de 15 points et sont portées à 40%, elles passent de 15 à 17% pour l’Espagne et la réduction fixée comme objectif au Luxembourg est ramenée de 40% à 30%.
La Belgique, le Danemark et les Pays-Bas conservent leurs objectifs avec une réduction de 10%, de même que pour l’Autriche avec une diminution de 25% des émissions et que pour la Suède avec une progression autorisée de 5%.
Après cette mise au point des ministres de l’Environnement, ce sera au tour des ministres des Transports, de l’Energie et surtout de l’Economie et des Finances de se pencher dans les prochains mois sur la finalisation du plan.
NO X LEG P 9
Ignatz Bubis et Rita Streb-Hesse à leur arrivée au siège de la télévision de Wiesbaden, au soir de l’élection. (Téléphoto AFP)

