Loin des préoccupations de victoire finale, l’Ecosse recevra l’Irlande à Murrayfield, dans le duel des derniers de la classe.
Angleterre et France: les deux équipes dominent le rugby européen depuis plus de dix ans. Si les Anglais ont aligné une série impressionnante de succès entre 1989 et 1995, le XV de France reste sur deux victoires (match pour la 3e place de la Coupe du monde 1995 et rencontre d’ouverture du Tournoi 1996).
Depuis, le jeu des deux équipes a changé. Français et Anglais tentent d’évoluer vers un rugby de mouvement. S’appuyant sur un pack solide, le XV d’Angleterre a inscrit dix essais lors de ses deux premiers matches. A chaque fois, le scénario est le même: les Anglais usent leurs adversaires, avant de conclure dans les vingt dernières minutes.
Très bien organisés dans les phases de conquête, les avants seront encore le principal atout des Anglais. Ils devront éviter de laisser de trop nombreux ballons aux Français, résolument tournés vers le jeu de mouvement. Le XV d’Angleterre bénéficiera également d’un autre avantage: il dispose d’un buteur fiable, Paul Grayson, au contraire des Français, privés du centre Richard Dourthe, blessé lors du dernier match face au Pays de Galles, le 15 février.
Pour tenter de remporter leur premier succès face à l’Irlande, les Ecossais, qui se déplaceront en France lors de la dernière journée, le 15 mars, ont rappelé Alan Tait. Le centre de Newcastle fera son retour dans le XV du chardon, après un passage au rugby à XIII.
L’association Tait-Townsend au centre de l’attaque pourrait permettre aux Ecossais de remporter leur premier succès et de repousser le spectre de la «cuillère de bois», promise à l’équipe qui n’a pas remporté le moindre succès à la fin de la compétition.


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