«Les cellules à partir desquelles Dolly a été produite ont été en fait à un moment congelées», a indiqué à la chaîne de télévision Sky Ron James directeur général de PPL Therapeutics, partenaire dans cette expérience de l’institut Roslin d’Edimbourg.
Dolly, une brebis de sept mois dérivée du clonage du noyau d’une cellule mammaire, est le premier clone d’un animal adulte.
Les scientifiques de l’institut Roslin avaient auparavant indiqué que «nous ne pouvons en aucune façon cloner à partir d’un animal ou un humain congelé». Ils ont cependant précisé que cette remarque valait pour les animaux ou les humains placés directement en congélation après leur mort.
Selon eux, les cellules humaines soumises à une congélation contrôlée, protégées par des produits chimiques comme cela fut le cas pour Dolly, pourraient techniquement être clonées, permettant ainsi de ramener l’image d’une personne à la vie, si ce n’est sa personnalité.
Réagissant aux déclarations de M. James, le généticien Patrick Dixon a estimé que «cela veut dire que nous serons capables de reproduire ceux qui paient pour avoir leurs corps congelés. C’est seulement la méthode de congélation qui est critique».
Le clonage humain est illégal en Grande-Bretagne, mais ce n’est pas le cas dans d’autres pays. Cette expérience a ainsi semé le trouble dans le monde, poussant à réfléchir à d’éventuelles nouvelles législations à ce sujet.
Les scientifiques écossais qui ont réalisé le clonage de Dolly avaient estimé mardi que le clonage humain serait à leurs yeux «inacceptable d’un point de vue éthique». Ils n’ont pas l’intention de tenter des expériences sur ce plan et ont indiqué travailler plutôt à la production de médicaments et à l’étude des maladies génétiques.


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