Tout juste un an après que la presse populaire eut révélé que la duchesse d’York était criblée de dettes et que son ex-belle-mère, la reine Elizabeth, n’entendait pas lever le petit doigt, le «Sun» et le «Mirror» croient savoir que Fergie n’est plus dans le rouge.
Divorcée d’avec le prince Andrew l’année dernière moyennant un règlement financier bien plus modeste que celui obtenu par sa belle-sœur Diana, ne possédant aucune fortune personnelle, la duchesse a dû mettre en œuvre des moyens qui bien souvent auraient fait sourciller «La Firme», ainsi qu’elle nomme la famille royale.
Sang à louer
Dernière en date de ces variations sur le thème de la location de sang bleu, l’opération qu’elle a réalisée à Vienne a rendu la reine furieuse. Du moins si l’on se fie au «Sun», généralement bien informé, sinon des sentiments de la reine, du moins de ce que croit en savoir sa cour.
Fergie n’a-t-elle pas accepté d’être l’invitée au bal de l’Opéra du «Donald Trump du Danube», le folklorique homme d’affaires Richard Lugner, pour un chèque évalué à 50.000 dollars? Ne s’est-elle pas soumise à une séance de dédicace dans un centre commercial appartenant au même Lugner, flanquée de deux faux grenadiers de la garde, au son de «God Save The Queen»? Mme Lugner ne tenait-elle pas, à quelques pas de là, un stand de tee-shirts et de taies d’oreillers à l’effigie de la duchesse?
Ces menus excès publicitaires ne seront pas les premiers reprochés à Fergie, ni probablement les derniers, puisqu’elle a confié qu’il n’était pas encore temps pour elle de «s’asseoir et de se reposer; je dois continuer à travailler dur pour m’en sortir».
Son entourage vient à la rescousse: «Les gens se sont souvent moqués de ce qu’elle faisait pour gagner de l’argent, mais qu’est-ce qu’elle pouvait faire d’autre?».
Au passage, la duchesse aura échappé aux accusations de parasitisme régulièrement portées contre la famille royale.
L’industrieuse Fergie a, en vrac, prêté son image de ronde qui lutte contre les kilos à Weight Watchers (rémunération estimée: 1,6 million de dollars), tourné une publicité pour jus de fruits (800.000 dollars), posé pour une autre vantant un appareil photo (320.000 dollars), interviewé des personnalités pour Paris Match (480.000 dollars) et touché près de 500.000 dollars d’avance pour deux livres pour enfants.
Bed and
breakfast
En outre, elle promeut à tour de bras son autobiographie (avance de 1,6 million de dollars).
Enfin, la duchesse a récemment conclu un contrat pour des jouets et vidéos inspirés de Budgie le petit hélicoptère, un personnage pour enfants qu’elle avait créé en 1989.
Tout en comblant son déficit, Fergie menait aussi une campagne de séduction de l’opinion basée sur la candeur et l’autoflagellation, disant à qui voulait l’entendre qu’elle était «une honte nationale» et une adultère bien punie.
Fuyant le tapage, Fergie s’est rapprochée des joies simples: un week-end à la campagne avec ses deux filles, dans un modeste «bed and breakfast» à 23 livres, ou la reconquête spirituelle à base de claustration et de fruits et légumes chez un gourou du sud de l’Inde.


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