«Bien que les restitutions aux exportations aient été réinstituées en 1996 pour permettre aux exportateurs européens d’amortir la forte baisse des cours mondiaux des céréales, Bruxelles n’a ni l’intention ni les moyens de provoquer une guerre des prix», a déclaré D.F. Roberts, le directeur général adjoint de la Commission Européenne qui s’exprimait devant le Forum annuel sur les perspectives du secteur agricole américain organisé par le département de l’Agriculture.
Le secrétaire américain à l’Agriculture Dan Glickman et plusieurs autres responsables américains avaient alors mis en garde les Européens contre cette pratique et promis de répondre par des subventions à leurs exportations.
M. Glickman avait rappelé lundi que l’administration avait demandé au Congrès, dans son projet de budget 1997/98, le montant maximum des fonds pouvant être octroyés au programme d’aide aux exportations, l’Export Enchantement Program de manière à être prêts, si nécessaire, à répondre coup pour coup aux subsides européens.
M. Roberts a expliqué que les contraintes de déficit budgétaire imposées aux pays européens pour respecter les critères fixés pour la création de la monnaie unique en 1998 leur laissaient peu de marge pour accroître l’enveloppe des subventions aux exportations agricoles.
En outre, a-t-il expliqué, la Communauté pourra difficilement augmenter ses exportations étant donné l’intensité de la concurrence internationale.
Dans ces conditions, un gonflement des stocks paraît inévitable à la fin de l’année commerciale étant donné l’important volume de la production céréalière européenne en 1996, qui selon lui a dépassé les 200 millions de tonnes.


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