«Les premiers habitants de l’Amérique ne sont pas les Blancs venus d’Europe ni les Noirs venus d’Afrique, mais ceux qu’on appelle faussement les Peaux-Rouges et qui sont en fait des tribus libyennes ayant émigré via les îles Canaries», a-t-il dit, cité par la télévision d’Etat libyenne.
Il intervenait par satellite devant un rassemblement de Noirs américains, organisé à Chicago (Illinois) par la «Nation de l’islam», mouvement noir américain dirigé par Louis Farrakhan, a précisé la télévision sans préciser de date.
Le colonel Kadhafi, qui a reçu à plusieurs reprises à Tripoli M. Farrakhan, a appelé les Noirs à «réclamer les mêmes droits que les Blancs», déplorant leur «condition d’exploités, de citoyens de troisième et quatrième classes».
Il les a incités à «se révolter contre la domination des Blancs qui les traitent comme des esclaves et des étrangers dans leur propre pays».
«Si la justice et l’égalité ne se réalisent pas», il leur a suggéré de «réclamer leur indépendance», ajoutant que Washington ne peut leur «dénier ce droit puisqu’il encourage les Yougoslaves, les Tchèques, les Slovaques, les citoyens de l’ex-URSS, les Kurdes et les chiites d’Irak, les Soudanais du Sud, à faire de même».
«En attendant cet Etat indépendant noir, fort d’un demi-million de soldats, poursuivez votre lutte pacifique et démocratique en vous inscrivant sur les listes électorales pour constituer au début du XXIe siècle une force politique efficace», a conclu le numéro un libyen.
M. Farrakhan avait reçu en septembre dernier à Tripoli le «prix Kadhafi des droits de l’homme» pour 1996, doté de 250.000 dollars.
Le gouvernement américain avait interdit à M. Farrakhan de recevoir cette somme ainsi qu’un milliard USD que lui aurait promis M. Kadhafi. Ce dernier a démenti avoir promis une telle somme, tout en appelant «les pays arabes et musulmans à financer un lobby qui défende leurs causes» aux Etats-Unis.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir