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Actualités - Chronologie

Un repas de 500.000 ans

PARIS, 25 Février (AFP). — La richesse d’enseignement de l’ADN sur le patrimoine héréditaire des êtres vivants, qui a d’ores et déjà permis, par exemple, d’examiner un charançon vieux de 135 millions d’années et une abeille de 100 millions d’années sa cadette, conservés dans l’ambre, est à l’origine de la naissance d’une véritable discipline nouvelle, la paléogénétique.
Dans un article publié dans le dernier numéro du mensuel français «Biofutur», Eva-Maria Geigl, de l’institut Jacques Monod, met l’accent sur le service que cette discipline rend aux évolutionnistes en révélant, par comparaison aux «séquences» dans ce support de l’hérédité des espèces actuelles, «les modifications les plus probables survenues au cours de l’évolution».
En effet, explique-t-elle, dans certaines conditions géologiques et climatiques, il est possible de retrouver de l’ADN ancien. Certes, il est souvent très endommagé: l’oxydation et l’hydrolyse sont les principales causes d’altération de ces mélocules. Ces phénomènes peuvent cependant être réduits, voire arrêtés, dans des environnements très particuliers tels que la glace, les déserts chauds, les grottes, les fosses à goudron, les tourbières et surtout l’ambre, qui a fourni les plus anciennes traces d’ADN fossile.
Ce matériau, une résine végétale fossile, réunit les meilleures conditions de conservation de l’ADN: l’absence d’eau et d’oxygène. Les petits animaux ou végétaux qui s’y trouvent piégés subissent ainsi une «momification extrême».
Le sol gelé en permanence (pergélisol ou permafrost) des régions arctiques et les glaciers sont aussi favorables à la conservation de l’ADN puisqu’ils ralentissent très notablement les dégradations chimiques et enzymatiques. Les exemples les plus célèbres sont les mammouths de Sibérie et Otzi, «l’homme des glaces», retrouvé en 1991 dans un glacier à la frontière austro-italienne.
Grâce à la constance des conditions de température et d’humidité dans les grottes, les paléogénéticiens sont également parvenus à analyser de l’ADN d’ours des cavernes, vieux de 40.000 ans, permettant «de reconstituer la phylogénie de cette espèce préhistorique». Eva-Maria Geigl, quant à elle, cherche actuellement à déterminer l’origine des restes de repas d’homo erectus, qui ont vécu en Bretagne il y a 500.000 ans.
PARIS, 25 Février (AFP). — La richesse d’enseignement de l’ADN sur le patrimoine héréditaire des êtres vivants, qui a d’ores et déjà permis, par exemple, d’examiner un charançon vieux de 135 millions d’années et une abeille de 100 millions d’années sa cadette, conservés dans l’ambre, est à l’origine de la naissance d’une véritable discipline nouvelle, la paléogénétique.Dans un article publié dans le dernier numéro du mensuel français «Biofutur», Eva-Maria Geigl, de l’institut Jacques Monod, met l’accent sur le service que cette discipline rend aux évolutionnistes en révélant, par comparaison aux «séquences» dans ce support de l’hérédité des espèces actuelles, «les modifications les plus probables survenues au cours de l’évolution».En effet, explique-t-elle, dans certaines...