«Cheikh Hassan Chéhata a été libéré après qu’il se soit repenti. Il est revenu sur ses idées extrémistes, issues de la pensée chiite», a indiqué le parquet de ce Tribunal civil d’exception.
Ce prédicateur d’une mosquée privée, qui ne dépend pas du ministère des Waqfs (Biens religieux), au centre du Caire, avait été arrêté en septembre sous l’accusation de propager la pensée chiite et d’injurier les compagnons des Prophètes dans une cassette qui était distribuée.
Le parquet de la Cour de sûreté de l’Etat l’avait placé en garde à vue. Cheikh d’Al-Azhar, Mohammed Sayyed Tantaoui, avait qualifié de «très dangereuses et très laides» les idées défendues par cheikh Chéhata.
Sa libération intervient au moment de la visite en Egypte du chef de la communauté chiite au Liban, cheikh Mohammad Mehdi Chamseddine, qui avait appelé les autorités égyptiennes à mettre un terme aux «calomnies» proférées selon lui contre les musulmans chiites en Egypte.
En octobre, 56 chiites égyptiens soupçonnés d’appartenir à une organisation clandestine liée à l’Iran avaient été arrêtés en Egypte et accusés de vouloir «propager la pensée chiite avec pour but de diviser la nation musulmane».
Aucun recensement n’est disponible sur le nombre de chiites en Egypte mais selon des sources policières, ils ne dépassent pas les quelques milliers.
Le chiisme, principal schisme de l’islam, regroupe environ 10pc des musulmans dans le monde. Bastion d’une secte chiite à l’époque fatimide (909-1171), l’Egypte est ensuite redevenue sunnite, branche majoritaire de l’islam.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir