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Actualités - Chronologie

L'Irak accuse le chef de l'UNSCOM de le soupçonner injustement

BAGDAD, 23 Février (AFP). — L’Irak a accusé le responsable de l’ONU chargé de le désarmer, M. Rolf Ekeus, de nourrir des soupçons injustifiés à son égard et assuré avoir entièrement rempli ses engagements à l’égard de l’ONU.
Le chef de la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement de l’Irak (UNSCOM), qui se trouve depuis jeudi à Bagdad, a poursuivi ce week-end ses rencontres avec les responsables irakiens, a-t-on appris auprès de l’UNSCOM.
M. Ekeus, qui soupçonne l’Irak de cacher des missiles de longue portée, a déjà rencontré à trois reprises depuis son arrivée le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz. Les discussions portent sur «tous les dossiers de l’armement, notamment le programme chimique de l’Irak et la question des missiles», a indiqué la source de l’UNSCOM.
La presse officielle irakienne a accusé samedi M. Ekeus de soupçonner injustement l’Irak de cacher des armes prohibées et appelé le Conseil de Sécurité de l’ONU à «ignorer les soupçons injustifiés» du chef de l’UNSCOM.
Affirmant que «l’Irak avait rempli tous ses engagements» en matière de désarmement, il a ajouté que la bonne volonté de Bagdad «se heurtait aux atermoiements et aux tergiversations, aux doutes sur les programmes d’armements alors que l’UNSCOM sait parfaitement que l’Irak n’a pas les moyens de poursuivre ces programmes ou d’utiliser des débris de missiles détruits».
Pour sa part, le journal Al-Irak a estimé que l’UNSCOM «tardait à présenter son rapport définitif afin de maintenir l’embargo» imposé à l’Irak depuis son invasion du Koweit en août 1990.
Les résolutions de l’ONU prévoient le maintien de l’embargo, décrété contre l’Irak à la suite de son invasion du Koweit en 1990, tant que l’UNSCOM n’aura pas constaté la destruction par Bagdad des armements de destruction massive.
Cependant, le ton de la presse officielle a baissé d’un cran avec l’arrivée de M. Ekeus. Juste avant la visite du chef de l’UNSCOM à Bagdad, elle s’était déchaînée contre lui et le journal Babel, dirigé par le fils du président Saddam Hussein, Oudaï, avait réclamé la démission de M. Ekeus.
Le chef de l’UNSCOM se rend tous les deux mois à Bagdad en vertu d’un accord avec les autorités. A l’issue de sa dernière mission en décembre, M. Ekeus avait affirmé posséder «des preuves que l’Irak avait acquis des missiles» mais ne pas avoir été en mesure d’en retrouver les traces en Irak.
Sans donner de chiffre précis, il avait revu à la hausse son estimation précédente, selon laquelle 6 à 16 missiles irakiens seraient non répertoriés. M. Ekeus avait indiqué avoir changé d’avis après un entretien avec M. Aziz. «Je suis sorti de cette réunion avec le sentiment qu’il y avait plus de missiles que je le soupçonnais», avait-il indiqué.
BAGDAD, 23 Février (AFP). — L’Irak a accusé le responsable de l’ONU chargé de le désarmer, M. Rolf Ekeus, de nourrir des soupçons injustifiés à son égard et assuré avoir entièrement rempli ses engagements à l’égard de l’ONU.Le chef de la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement de l’Irak (UNSCOM), qui se trouve depuis jeudi à Bagdad, a poursuivi ce week-end ses rencontres avec les responsables irakiens, a-t-on appris auprès de l’UNSCOM.M. Ekeus, qui soupçonne l’Irak de cacher des missiles de longue portée, a déjà rencontré à trois reprises depuis son arrivée le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz. Les discussions portent sur «tous les dossiers de l’armement, notamment le programme chimique de l’Irak et la question des missiles», a indiqué la source de l’UNSCOM.La presse...