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Actualités - Chronologie

Le printemps de Pekin

PEKIN, 20 Février (AFP). — Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, l’Armée populaire de libération (APL) écrase dans le sang un mouvement pro-démocratique dont les centaines de milliers de partisans s’étaient rassemblés pendant plus de six semaines sur la place Tiananmen, au cœur de Pékin, en faisant le haut lieu de la contestation.
Née dans la capitale chinoise avec la mort, le 15 avril, de Hu Yaobang, ancien secrétaire général du PC limogé deux ans plus tôt pour son trop grand libéralisme, la révolte s’étend rapidement à de nombreuses villes, embrasant toutes les universités du pays.
Essentiellement étudiant à l’origine, le mouvement regroupe bientôt l’immense majorité de la population à Pékin où des manifestations mobilisent jusqu’à un million de personnes.
Parmi les revendications des étudiants figurent la lutte contre la corruption, la liberté de la presse, des sanctions contre les responsables de la crise économique que traverse le pays, marquée notamment par une inflation galopante.
Au plus fort de la contestation, les manifestants iront jusqu’à demander la démission du numéro un chinois, Deng Xiaoping, à l’origine de la politique d’ouverture engagée dès 1978, mais cantonnée uniquement au domaine économique.
Le 13 mai, les étudiants rebelles, qui exigent l’ouverture d’un dialogue avec les autorités sur la démocratisation du régime, entament une grève de la faim sur l’immense place. Le 19, le secrétaire général du PC, Zhao Ziyang, leur rend visite. Son soutien aux étudiants lui coûtera son poste.
Ces derniers occupent toujours les lieux lorsque Mikhaïl Gorbatchev, président soviétique et père de la «perestroïka», est à Pékin pour y sceller la réconciliation entre les deux géants communistes après plus de 30 ans de brouille.
Le 20 mai, le gouvernement, sous l’impulsion du premier ministre Li Peng, fait appel à la troupe et instaure la loi martiale.
Pendant plus de dix jours, les Pékinois résistent, dressant des barricades pour faire barrage à l’armée. Le 29 mai, une statue de la «déesse de la démocratie» est érigée sur Tiananmen, véritable pied de nez au régime.
Après plusieurs tentatives pour prendre le contrôle de Pékin pacifiquement, l’Armée populaire de libération (APL), appuyée par des chars, ouvre le feu sur la foule dans la nuit du 3 juin au 4 juin, faisant 300 morts, selon le bilan officiel, et plusieurs milliers, selon les observateurs étrangers.
Dans les mois qui suivent, des milliers de personnes sont arrêtées, des centaines d’ouvriers et d’étudiants condamnés à travers le pays.
PEKIN, 20 Février (AFP). — Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, l’Armée populaire de libération (APL) écrase dans le sang un mouvement pro-démocratique dont les centaines de milliers de partisans s’étaient rassemblés pendant plus de six semaines sur la place Tiananmen, au cœur de Pékin, en faisant le haut lieu de la contestation.Née dans la capitale chinoise avec la mort, le 15 avril, de Hu Yaobang, ancien secrétaire général du PC limogé deux ans plus tôt pour son trop grand libéralisme, la révolte s’étend rapidement à de nombreuses villes, embrasant toutes les universités du pays.Essentiellement étudiant à l’origine, le mouvement regroupe bientôt l’immense majorité de la population à Pékin où des manifestations mobilisent jusqu’à un million de personnes.Parmi les revendications des étudiants...