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Actualités - Chronologie

Grands dépensiers malgré la fluctuation des cours du brut

ABOU DHABI, 19 Février (AFP). — La fluctuation des cours du brut n’influe pas sur les importations de produits de consommation et les dépenses publiques dans les pays arabes, a indiqué un rapport officiel.
Les dépenses publiques et privées dans les 22 pays membres de la Ligue arabe ont augmenté de près de 6,1%, pour atteindre 409,9 milliards de dollars en 1995, contre 386,2 mds USD en 1994, a indiqué un rapport du Fonds monétaire arabe (FMA), basé à Abou Dhabi.
Le rapport évoque les augmentations des dépenses publiques et privées dans tous les pays arabes, à l’exception du Soudan, d’Algérie, du Yémen et de Bahrein.
Le Fonds ne fournit aucune précision sur les activités de 1996, mais des sources du FMA estiment que les dépenses se sont accrues au cours de 1996 dans la plupart des pays arabes, en raison de la hausse des cours du brut.
L’Arabie Séoudite, plus grand producteur et exportateur de pétrole au monde, est le pays qui dépense le plus dans la région, déboursant 89,2 mds USD en 1995, contre 85 mds USD en 1994.
En 1995, les dépenses privées du royaume séoudien ont atteint 54,5 mds USD, alors que les dépenses publiques étaient estimées à 34,7 mds USD.
L’Irak occupe la deuxième place après le royaume séoudien, en dépit de l’embargo qui lui est imposé par l’ONU depuis son invasion du Koweit (août 1990-février 1991).
Les dépenses de l’Irak sont passées de 63,9 mds USD en 1994 à environ 64,5 mds USD l’année suivante, a ajouté le FMA. Le rapport estime que l’Irak a été en 1995 le seul pays arabe où les dépenses publiques (48,9 mds USD) ont dépassé de loin les dépenses privées, estimées à 15,5 mds USD.
Le rapport ne précise pas d’où provenaient ces fonds.
Selon des économistes, le rapport du FMA est basé sur le taux officiel du dinar irakien par rapport au dollar, soit 3,4 dollars pour un dinar. Le billet vert s’échange actuellement à 1.300 dinars.
«Les dépenses publiques, évoquées par le rapport du FMA, portent sur l’achat de produits et de services, du marché local ou importés, ainsi que sur les salaires des fonctionnaires», a indiqué un économiste.
«Il est clair que le rapport a pris en considération la hausse des prix en Irak, le taux officiel du dinar par rapport au dollar et d’autres facteurs», a-t-il dit.
L’Egypte, le pays arabe le plus peuplé, vient au trisième rang des pays dépensiers. Elle a déboursé 43 mds USD en 1994 et 49,6 mds USD l’année suivante, a précisé le FMA.
Selon le rapport, un écart important existait en 1995 entre les dépenses publiques, estimées à 6,3 mds USD, et les dépenses privées.
Les autres pays dépensiers sont l’Algérie, les Emirats arabes unis, le Koweit et la Libye. Les pays qui dépensent le moins sont la Mauritanie, avec des dépenses de 970 millions USD en 1995, et Djibouti dont les dépenses étaient estimées à 699 M USD en 1995.
«Plusieurs facteurs ont contribué à l’augmentation des dépenses privées dans le monde arabe. Ces facteurs sont liés à la croissance démographique, à l’inflation, à une tendance accrue pour la consommation et aux réformes économiques qui ont ouvert la porte à davantage de biens de consommation», a indiqué le FMA.
«En ce qui concerne les dépenses publiques, elles ont augmenté en 1995, en dépit des efforts des pays arabes de comprimer leurs dépenses depuis 1980, à la suite de la détérioration des prix du pétrole», a ajouté le rapport.
«Malheureusement, ces réductions ont affecté les projets de développement plus que les autres secteurs, ce qui affectera négativement la croissance», selon le rapport.
ABOU DHABI, 19 Février (AFP). — La fluctuation des cours du brut n’influe pas sur les importations de produits de consommation et les dépenses publiques dans les pays arabes, a indiqué un rapport officiel.Les dépenses publiques et privées dans les 22 pays membres de la Ligue arabe ont augmenté de près de 6,1%, pour atteindre 409,9 milliards de dollars en 1995, contre 386,2 mds USD en 1994, a indiqué un rapport du Fonds monétaire arabe (FMA), basé à Abou Dhabi.Le rapport évoque les augmentations des dépenses publiques et privées dans tous les pays arabes, à l’exception du Soudan, d’Algérie, du Yémen et de Bahrein.Le Fonds ne fournit aucune précision sur les activités de 1996, mais des sources du FMA estiment que les dépenses se sont accrues au cours de 1996 dans la plupart des pays arabes, en raison de la...