Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Vaste univers

PARIS, 19 Février (Reuter). – L’univers «observable» serait 10% plus vaste que ce que les astronomes supposaient jusqu’ici, si l’on en croit les résultats préliminaires de la mission du satellite européen Hipparcos, qui s’est déroulée de 1989 à 1993, annonce l’Agence spatiale européenne (ESA).
Ces résultats démontreraient que l’étalon utilisé depuis 1912 pour estimer les distances cosmiques, qui repose sur la luminosité des étoiles dites Céphéides, est «faussé».
«D’après les mesures directes réalisées par Hipparcos, les Céphéides sont plus lumineuses et plus éloignées qu’on l’imaginait jusque-là, déclare l’ESA.
De plus, l’échelle des distances des Céphéides établie par Hipparcos «réduit considérablement l’âge des étoiles les plus anciennes» qui n’auraient que 11 milliards d’années, au lieu de 14,6 milliards selon d’autres estimations.
Conséquence: «On pourrait en déduire que l’univers a 12 milliards d’années», indique l’ESA.
Ces conclusions, présentées à la Société royale d’astronomie de Londres par le chercheur Michael Feast de l’université du Cap, en Afrique du Sud, pourraient bien susciter des polémiques, tant la taille et l’âge de l’univers sont des sujets controversés.
«Nos chances de confirmer ou de modifier ces résultats reposent maintenant essentiellement sur l’étude d’autres types d’étoiles variables (comme les ‘Mira’) au moyen des données de Hipparcos», souligne l’Agence spatiale européenne.
Le satellite Hipparcos, conçu et lancé par une équipe européenne de chercheurs et d’ingénieurs, a établi la position précise dans le ciel de 120.000 étoiles et a enregistré avec un peu moins de précision la position d’un million d’autres étoiles.
«Depuis 1993, les calculs les plus gigantesques de l’histoire de l’astronomie ont été entrepris pour corréler les observations, souligne l’ESA. La précision avec laquelle on a ainsi pu établir la position des étoiles est 100 fois supérieure aux résultats obtenus jusque-là».s
PARIS, 19 Février (Reuter). – L’univers «observable» serait 10% plus vaste que ce que les astronomes supposaient jusqu’ici, si l’on en croit les résultats préliminaires de la mission du satellite européen Hipparcos, qui s’est déroulée de 1989 à 1993, annonce l’Agence spatiale européenne (ESA).Ces résultats démontreraient que l’étalon utilisé depuis 1912 pour estimer les distances cosmiques, qui repose sur la luminosité des étoiles dites Céphéides, est «faussé».«D’après les mesures directes réalisées par Hipparcos, les Céphéides sont plus lumineuses et plus éloignées qu’on l’imaginait jusque-là, déclare l’ESA.De plus, l’échelle des distances des Céphéides établie par Hipparcos «réduit considérablement l’âge des étoiles les plus anciennes» qui n’auraient que 11 milliards...