«Les présomptions et les rapports présentés par Ekeus au Conseil de Sécurité de l’ONU ne sont pas basés sur des critères objectifs», écrit le journal, à la veille d’une nouvelle mission à Bagdad du chef de l’UNSCOM, consacrée notamment à la question des missiles que l’Irak est soupçonné de cacher.
«Les doutes formulés par Ekeus n’ont aucune base concrète, mais sont calqués sur des présomptions tendancieuses fabriquées par la CIA et répandues par les officiels américains pour (…) faire durer l’embargo» imposé à Bagdad depuis 1990, a poursuivi «al-Thaourah», organe du parti Baas au pouvoir en Irak.
Le chef de l’UNSCOM «a accordé aux Etats-Unis, l’ennemi juré de l’Irak, un prétexte pour porter atteinte» (à l’Irak), a estimé le journal, en soulignant que Washington et l’ONU «tentent de ne pas fermer le dossier de l’armement pour prolonger les sanctions et faire souffrir des milliers d’Irakiens».
Pour «al-Thaourah», «la majorité des membres de l’UNSCOM sont des Américains, agents de la CIA, les pires services de renseignements au monde».
Mardi, le quotidien «Babel», dirigé par le fils du président Saddam Hussein, Oudaï, a réclamé la démission de M. Ekeus, dont la mission, selon le journal, «intervient au milieu de mensonges et d’allégations auxquels nous nous attendons».
Les résolutions de l’ONU prévoient le maintien de l’embargo, décrété contre l’Irak à la suite de son invasion du Koweit en 1990, tant que l’UNSCOM n’aura pas constaté la destruction par Bagdad des armements de destruction massive.
M. Ekeus, qui se rend tous les deux mois à Bagdad en vertu d’un accord avec les autorités irakiennes, avait déclaré récemment que l’Irak cachait encore des missiles.
Les entretiens de M. Ekeus à Bagdad doivent notamment porter sur la question des missiles, selon des sources de l’UNSCOM.


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