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Actualités - Chronologie

Ajournement du procès de l'exp-président Ramiz Alia

TIRANA, 18 Février (AFP). — Le procès de Ramiz Alia, 71 ans, dernier président communiste albanais, accusé de «génocide et crimes contre l’humanité», a été ajourné sine die peu après son ouverture mardi devant un tribunal de Tirana.
L’avocat de l’accusé Me Kleanthi Koçi, a demandé la récusation du juge Martin Deda et de ses deux assesseurs en les soupçonnant de «partialité». Il a invoqué en outre des vices de forme et entorses à la procédure judiciaire en faisant valoir que l’acte d’accusation n’avait pas été communiqué officiellement à son client.
Le tribunal a décidé de porter l’affaire devant une cour d’appel qui, selon la loi, a dix jours pour statuer sur la requête de la défense.
Pâle et amaigri après une année passée en détention préventive, Ramiz Alia a été introduit dans la salle lié par des menottes à l’un des co-accusés, détenu lui aussi, Simon Stefani, 67 ans, ex-ministre de l’Intérieur. Un autre accusé, Hekuran Isai, 63 ans, est assigné à résidence.
Les trois hommes sont passibles de peines allant de 15 ans de détention à la peine capitale.
Deux autres accusés, Gramoz Ruci, ex-ministre de l’Intérieur, et Qemal Lame, procureur général en 1991 et 1992, ont quitté l’Albanie et sont jugés par contumace.
Il s’agit du dernier d’une série de procès intentés à d’anciens hauts responsables du régime communiste. Trente-trois d’entre eux ont déjà été jugés et condamnés à des peines allant de 15 ans de prison à la détention à perpétuité.
Selon l’acte d’accusation, lu par le procureur Adnan Zhelili, Ramiz Alia serait notamment responsable de la mort de 58 personnes, parmi lesquelles des enfants, tuées aux frontières alors qu’elles tentaient de quitter illégalement le pays, entre 1990 et 1992.
On lui reproche également les déportations massives d’Albanais pour des motifs politiques entre 1982 et 1986, lorsqu’il était président du Parlement sous le régime communiste.
M. Alia est également accusé d’avoir ordonné aux forces de l’ordre de tirer sur des manifestants, le 2 avril 1991 à Shkodra (ouest), lorsque quatre membres du Parti démocratique (alors dans l’opposition) avaient été tués.
L’accusation est étayée par un dossier de mille pages et les dépositions faites au Parquet par plus de 300 témoins, selon le procureur.
Très nerveux, Ramiz Alia a répondu sèchement aux questions du juge. Il en a profité pour se plaindre de n’avoir pu faire valoir ses droits à une pension de retraite, les autorités ne lui ayant pas fourni les documents nécessaires.
TIRANA, 18 Février (AFP). — Le procès de Ramiz Alia, 71 ans, dernier président communiste albanais, accusé de «génocide et crimes contre l’humanité», a été ajourné sine die peu après son ouverture mardi devant un tribunal de Tirana.L’avocat de l’accusé Me Kleanthi Koçi, a demandé la récusation du juge Martin Deda et de ses deux assesseurs en les soupçonnant de «partialité». Il a invoqué en outre des vices de forme et entorses à la procédure judiciaire en faisant valoir que l’acte d’accusation n’avait pas été communiqué officiellement à son client.Le tribunal a décidé de porter l’affaire devant une cour d’appel qui, selon la loi, a dix jours pour statuer sur la requête de la défense. Pâle et amaigri après une année passée en détention préventive, Ramiz Alia a été introduit dans la...