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Actualités - Chronologie

Foulard islamique et neutralité religieuse

STUTTGART (Allemagne), 18 Février (AFP). — Une étudiante de 24 ans a été autorisée par le ministère régional de la Culture du Bade-Wurtemberg (sud-ouest) à participer à un stage dont elle avait d’abord été écartée parce qu’elle refusait d’ôter son foulard islamique.
Dans un premier temps, les autorités scolaires et universitaires de Stuttgart avaient estimé que le port du foulard par Fereshta Ludin, une Allemande d’origine afghane qui se destine à l’enseignement, constituait une «propagande en faveur de l’islam» et «une atteinte au devoir de neutralité religieuse de l’école».
Mais devant la menace de la jeune femme de porter l’affaire devant les tribunaux, elles ont «réexaminé attentivement» la situation pour finalement conclure, selon l’expression d’un porte-parole du ministère, que «la balance penchait plutôt en faveur de Mme Ludin».
Cela ne signifie toutefois pas qu’elle aura le droit d’enseigner en foulard, d’autant que le règlement des écoles dans le Bade-Wurtemberg stipule que les enseignants doivent inscrire leurs cours dans «une tradition chrétienne occidentale».
La discussion autour du foulard islamique en Allemagne se heurte aux contradictions entre le devoir de neutralité religieuse des écoles prévu par la législation fédérale et la liberté religieuse garantie par la Constitution.
Ces dernières années, des tribunaux administratifs de Hambourg et de Bavière avaient invoqué le «devoir de neutralité» pour interdire aux membres d’une secte de porter les vêtements oranges et rouges de leur mouvement. Mais la cour constitutionnelle avait ordonné en 1995, dans un arrêt hautement controversé, le retrait des crucifix des salles de classe des écoles publiques de Bavière si les élèves y voyaient une atteinte à leur liberté religieuse.
STUTTGART (Allemagne), 18 Février (AFP). — Une étudiante de 24 ans a été autorisée par le ministère régional de la Culture du Bade-Wurtemberg (sud-ouest) à participer à un stage dont elle avait d’abord été écartée parce qu’elle refusait d’ôter son foulard islamique.Dans un premier temps, les autorités scolaires et universitaires de Stuttgart avaient estimé que le port du foulard par Fereshta Ludin, une Allemande d’origine afghane qui se destine à l’enseignement, constituait une «propagande en faveur de l’islam» et «une atteinte au devoir de neutralité religieuse de l’école».Mais devant la menace de la jeune femme de porter l’affaire devant les tribunaux, elles ont «réexaminé attentivement» la situation pour finalement conclure, selon l’expression d’un porte-parole du ministère, que «la...