Le gouvernement doit annoncer d’ici à la fin du mois s’il décide de privatiser le groupe d’électronique de défense par offre publique de vente (OPV) ou de gré à gré.
«M. Juppé semble s’être déterminé sur une nouvelle procédure de gré à gré», écrit le quotidien dans son édition publiée lundi.
A Matignon, on s’abstient de tout «commentaire sur la procédure», en rappelant que le choix de l’une ou l’autre des options sera fait avant fin février, comme Alain Juppé l’a annoncé.
La procédure d’OPV à la préférence des dirigeants de Thomson-CSF. Elle présente à leurs yeux l’avantage d’être plus rapide que le gré à gré et de placer la société au cœur des restructurations du secteur de la défense.
En revanche, les candidats à la reprise de Thomson-CSF — le groupe Lagardère d’une part et Alcatel Alsthom d’autre part, désormais associé à l’Aérospatiale et Dassault Aviation — se sont prononcés en faveur du gré à gré.
Le premier ministre a reçu jeudi dernier les ministres concernés par l’opération, Jean Arthuis (Economie), Charles Millon (Défense) et Jean Borotra (Industrie), ainsi que les présidents d’Alcatel (Serge Tchuruk), de Thomson-CSF (Marcel Roulet) et de Lagardère (Jean-Luc Lagardère).
Selon Le Monde, Jean Arthuis et Charles Millon sont favorables à une procédure de gré à gré. Elle permet de mieux valoriser le groupe pour le premier et d’anticiper la restructuration du secteur pour le second.
Personne n’est disponible dans l’immédiat à Bercy pour commenter cette information.
Les pouvoirs publics ont suspendu, le 4 décembre dernier, la première tentative de privatisation de gré à gré de Thomson-CSF, qui était alors couplée avec celle de Thomson Multimedia.
La commission de privatisation s’était en effet auparavant opposée à l’offre présentée conjointement par Lagardère et le groupe coréen Daewoo, qui avait alors la préférence du gouvernement.

