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Actualités - Chronologie

Un constat des moyens mis en oeuvre

Les Libanais tentent avec détermination de réinventer leur avenir dans un pays où la richesse de son histoire relève de sa structure composite. Entre la mer et la montagne, le patrimoine, qui a pâti de son récent passé, a survécu à travers, entre autres, ses prestigieux sites retraçant tous les peuplements et les conquêtes depuis des milliers d’années.
Il fallait une industrie qui prendrait en compte la vision d’un tourisme ballotté entre les exigences du progrès technologique et celles d’une clientèle incontournable et exigeante.
Le tourisme fait de plus en plus l’objet d’une réflexion qui mérite que l’on s’y attarde pour un constat des moyens mis en œuvre. Antoine Accacoui, directeur des recherches et de la documentation au ministère du Tourisme, expert en hôtellerie et tourisme à l’O.M.T., président de l’Association libanaise d’experts de l’hôtellerie et du tourisme, aborde ce «marché spécifique de dimension mondiale».
Son livre de 400 pages «Le tourisme-principes-structures et problèmes» — se penche sur ce dossier. Six parties dressent un bilan complet avec des analyses et des chiffres sur cette industrie d’avant-guerre et d’aujourd’hui et nous amène à réfléchir sur le futur. Il ne s’agit pas, en effet, d’aller plus vite, dans un laps de temps court, mais de se poser la question de savoir: quel sera l’avenir du tourisme au XXIe siècle?
Bilan détaillé de cette industrie des loisirs, phénomène marquant de notre société, ce tour d’horizon place l’homme «au centre du tourisme». «Ce sont, lit-on, les hommes qui se déplacent et non la marchandise; l’industrie qui en est issue est industrie de services dans laquelle le facteur humain est toujours fondamental».

Un milliard de touristes en l’an 2010

Si le tourisme «représente aujourd’hui une industrie à l’échelle planétaire, on parle de plusieurs centaines de millions d’arrivées de touristes internationaux, et de plusieurs centaines de milliards de dollars US, au titre de recettes touristiques, et de plusieurs millions d’emplois dans ce secteur né de la révolution industrielle, du progrès social et de la technologie moderne; c’est aussi le secteur dont la progression est la plus rapide parmi les secteurs productifs dans le commerce mondial», fait remarquer Antoine Accaoui.
Cette rapidité secoue la croissance pour une demande soutenue malgré la crise énergétique, monétaire et économique. Au plus fort de la crise, la «demande touristique internationale n’a connu qu’une baisse de 4% tandis que la demande touristique nationale continuait de progresser avec des taux dépassant selon les pays 10% en 1974 et 20% en 1975 (moyenne des 20 pays les plus représentatifs du tourisme national). Le total des arrivées du tourisme international en 1974 n’avait accusé qu’une baisse de 2% par rapport aux résultats de 1973, avec un total estimé à plus de 200 millions d’arrivées touristiques sur le plan international. En 1995, le total des arrivées du tourisme international s’est chiffré autour de 567 millions d’arrivées».
En tenant compte, selon une constante déjà contrôlée et acceptée, du fait que le tourisme national est quantitativement quatre fois supérieur au tourisme international, on peut estimer, à partir du nombre des arrivées enregistrées dans le domaine du tourisme international, à 2.835.000.000 le total des arrivées du tourisme national et international en 1995.
Mise en valeur prospective de l’avenir

Tous les aspects du tourisme abordés dans le détail offrent une panoplie d’informations structurelles, informationnelles et une pléthore de dates qui dresse un bilan sur l’évolution de ce phénomène. Phénomène qui suscite l’intérêt des nations et les statistiques fournies par l’O.M.T. sont éloquentes: «... 537 millions de touristes pour l’année 1994 comparée aux 60 millions de l’année 1960; les prévisions pour l’an 2010 tournent autour d’un milliard de touristes».
Pour l’année 1994, «le revenu mondial du tourisme a atteint 341 milliards de dollars américains pour seulement 7 milliards de dollars en 1960». Académique, ce livre, qui enrichit la documentation sur le tourisme libanais et qui intéresse les professionnels, donne de très larges aperçus sur la politique économique, la promotion, l’intervention des pouvoirs publics, le rôle du secteur privé, la formation, l’hôtellerie, les agences de voyages, l’animation...
L’intérêt réside également dans les principales réalisations, après l’étude, la création et l’exploitation des équipements touristiques. En effet «en 1994, précise l’auteur, le ministère du Tourisme, et le ministre en particulier, a pris la décision de confier au secteur privé la charge d’équiper, de réhabiliter et d’exploiter certains sites et complexes touristiques appartenant à l’Etat sous forme de B.O.T. (build, operate and transfert)».
Quant à l’avenir du tourisme au Liban, il «sera influencé par des facteurs intérieurs et régionaux du fait de la croissance démographique au Liban et dans le monde arabe, du rajeunissement de cette population et du haut niveau de vie et des grandes potentialités économiques qui pèseront sur le développement du tourisme libanais. Le monde arabe devrait devenir la réserve naturelle touristique du Liban».
Les Libanais tentent avec détermination de réinventer leur avenir dans un pays où la richesse de son histoire relève de sa structure composite. Entre la mer et la montagne, le patrimoine, qui a pâti de son récent passé, a survécu à travers, entre autres, ses prestigieux sites retraçant tous les peuplements et les conquêtes depuis des milliers d’années.Il fallait une industrie qui prendrait en compte la vision d’un tourisme ballotté entre les exigences du progrès technologique et celles d’une clientèle incontournable et exigeante.Le tourisme fait de plus en plus l’objet d’une réflexion qui mérite que l’on s’y attarde pour un constat des moyens mis en œuvre. Antoine Accacoui, directeur des recherches et de la documentation au ministère du Tourisme, expert en hôtellerie et tourisme à l’O.M.T., président...