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Actualités - Chronologie

Le Mufti d'Egypte revient sur ses déclarations sur les femmes

LE CAIRE, 14 Février (AFP). — Le mufti d’Egypte cheikh Nasr Farid Wassel est revenu vendredi sur ses déclarations concernant l’incapacité des femmes à occuper des fonctions importantes mais a maintenu qu’il leur refusait la présidence de la République.
«La femme peut occuper tous les postes de commandement à l’exception de la présidence de la République qui nécessite des caractéristiques spéciales», a déclaré cheikh Wassel à l’agence de presse égyptienne MENA.
Le responsable n’a pas précisé ce qu’il considérait comme des «caractéristiques spéciales» requises pour le poste de chef de l’Etat. Il a en revanche nié avoir fait des déclarations contre l’accession des femmes à de hautes responsabilités gouvernementales, jugée contre leur nature.
«J’ai n’ai pas dit de telles paroles et je ne suis pas responsable de toute interprétation erronée», a-t-il ajouté.
Il a souligné que «la femme égyptienne occupe actuellement plusieurs postes de commandement et que le pays compte des femmes ministres et des directrices et beaucoup de cadres populaires et exécutifs».
«La femme est l’égale de l’homme. Elle possède intégralement les mêmes droits et les mêmes devoirs comme le stipulent les lois et l’unanimité des ulémas», a-t-il ajouté.
La femme «peut travailler dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie ou du commerce et doit défendre ses droits», a-t-il indiqué, estimant que «l’islam a honoré la femme».
Lors d’une réunion publique tenue fin janvier, cheikh Wassel avait déclaré que «si une femme demandait à accéder à un poste haut placé dans le gouvernement, elle agirait contre sa nature parce que de tels emplois demandent de la fermeté alors que sa nature est caractérisée par la clémence, la tendresse et la féminité».
Ces déclarations du mufti, nommé par le gouvernement et dont les déclarations ou fatwas sont des décrets religieux, ont soulevé un tollé chez de nombreuses Egyptiennes et l’hébdomadaire gouvernemental Akhbar al-Yom s’en était également violemment pris à cheikh Wassel.
Trois femmes occupent des postes ministériels en Egypte — Economie, Recherche scientifique et Assurances — où la société est traditionnellement dominée par les hommes et où la loi oblige les femmes à avoir le consentement de leurs maris pour voyager à l’étranger.
LE CAIRE, 14 Février (AFP). — Le mufti d’Egypte cheikh Nasr Farid Wassel est revenu vendredi sur ses déclarations concernant l’incapacité des femmes à occuper des fonctions importantes mais a maintenu qu’il leur refusait la présidence de la République.«La femme peut occuper tous les postes de commandement à l’exception de la présidence de la République qui nécessite des caractéristiques spéciales», a déclaré cheikh Wassel à l’agence de presse égyptienne MENA.Le responsable n’a pas précisé ce qu’il considérait comme des «caractéristiques spéciales» requises pour le poste de chef de l’Etat. Il a en revanche nié avoir fait des déclarations contre l’accession des femmes à de hautes responsabilités gouvernementales, jugée contre leur nature.«J’ai n’ai pas dit de telles paroles et je ne...