Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

En cinq ans, 110 victimes

LE CAIRE, 13 Février (AFP). — Les coptes ont été après les policiers, la principale cible des islamistes armés de la Jamaa islamiya et du Jihad.
Depuis le début de la vague de violence en mars 1992, 110 coptes ont été tués, principalement en Haute-Egypte, soit 10% du total des victimes des affrontements entre les islamistes armés et l’Etat qui atteignait jeudi 1.141, y compris les intégristes.
La vague de violence anti-copte a commencé le 4 mai 1992 à Sanabu, près de Manchiet Nasser, en Haute-Egypte, lorsque douze coptes sont tués dans une attaque menée par les islamistes du Jihad.
Auparavant, en septembre 1991, des islamistes de la Jamaa islamiya avaient tenté de brûler deux églises dans le quartier populaire d’Imbaba, au Caire.
Parmi les attentats les plus importants et les plus spectaculaires, celui du 1er novembre 1992, dans la région de Daïrout, à 320 kilomètres au sud de la capitale, lorsque dix coptes sont blessés par des intégristes qui mitraillent leur autobus alors qu’ils visitent des sites chrétiens en Haute-Egypte.
Le 11 mars 1994, les intégristes de la Jamaa islamiya tirent sur des coptes qui s’apprêtent à entrer devant le monastère de Qoussaih, dans la même région. Le bilan est lourd: cinq tués dont deux prêtres, et trois blessés.
Chassés de la région d’Assiout, à 350 kilomètres au sud du Caire, les islamistes armés remontent plus au nord dans la province de Miniya durant l’été 1994 et le premier assassinat d’un copte à Abou Qourqas, à 50 kilomètres plus au nord, se produit le 13 janvier 1995 lorsqu’un paysan, soupçonné de collaboration avec la police, est abattu par balles par des militants de la Jamaa islamiya.
Une nouvelle vague de violence a lieu en septembre 1995 causant la mort en Haute-Egypte de 10 coptes: un médecin et un pharmacien, cinq bijoutiers, un employé municipal, deux marchands de tapis.
Le 24 février 1996, trois islamistes fuyant la police dans la région d’Assiout font irruption dans le village d’Etmaniya, au sud du Caire. Ils arrosent les habitants des balles, tuant six paysans coptes et deux musulmans, avant de s’enfuir.
Enfin le 5 septembre 1996, des intégristes décapitent un employé municipal copte de Mallaoui (Haute-Egypte) qu’ils soupçonnaient de collaborer avec la police.
Selon les statistiques officielles, les coptes représentent 5,8% de la population égytienne. La région de Miniya, où a eu lieu le carnage de mercredi, est la région où ils sont les plus nombreux après Le Caire. Ils sont dans cette province 485.000 soit 20% de la population, une proportion bien supérieure à celle de la capitale.
LE CAIRE, 13 Février (AFP). — Les coptes ont été après les policiers, la principale cible des islamistes armés de la Jamaa islamiya et du Jihad.Depuis le début de la vague de violence en mars 1992, 110 coptes ont été tués, principalement en Haute-Egypte, soit 10% du total des victimes des affrontements entre les islamistes armés et l’Etat qui atteignait jeudi 1.141, y compris les intégristes.La vague de violence anti-copte a commencé le 4 mai 1992 à Sanabu, près de Manchiet Nasser, en Haute-Egypte, lorsque douze coptes sont tués dans une attaque menée par les islamistes du Jihad.Auparavant, en septembre 1991, des islamistes de la Jamaa islamiya avaient tenté de brûler deux églises dans le quartier populaire d’Imbaba, au Caire.Parmi les attentats les plus importants et les plus spectaculaires, celui du 1er...