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Actualités - Communiques Et Declarations

Teheran confirme l'appel à l'aide de Khartoum

Le président iranien Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani a affirmé mercredi que le Soudan avait demandé une aide militaire à l’Iran mais qu’il «n’y avait actuellement aucun pont aérien» entre Téhéran et Khartoum pour des livraisons d’armes.
«Au cours des derniers jours, nous n’avons rien envoyé au Soudan, mais ils nous ont demandé une aide et nous sommes en train d’examiner leur demande», a souligné le chef de l’Etat iranien dans une conférence de presse à Téhéran.
M. Rafsandjani a ajouté toutefois que «personne ne doit en vouloir à l’Iran s’il aide le Soudan» car, a-t-il dit, les deux pays «coopèrent ensemble».
«D’ailleurs il ne s’agit pas d’une aide car nous leur vendons, soit en espèce soit à crédit», a indiqué le chef de l’Etat iranien, soulignant que l’Iran avait envoyé «par le passé une aide humanitaire au Soudan, en pétrole ou en vivres».
Les responsables soudanais avaient démenti jusqu’à présent les informations selon lesquelles l’Iran aide le Soudan militairement et financièrement.
L’opposition soudanaise avait annoncé récemment que «ces derniers jours, l’Iran avait établi un pont aérien avec Khartoum et fourni au régime soudanais 60 tanks de fabrication russe, six avions, des armes légères et des armes chimiques, afin de les utiliser dans le conflit avec l’opposition soudanaise».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Velayati, s’était élevé contre «toute agression» visant le Soudan et avait appelé au «rétablissement rapide du calme et de la stabilité» dans la région.
Le Soudan est le principal allié de la République islamique d’Iran en Afrique.
Les médias iraniens accusent les Etats-Unis et Israël d’avoir suscité une crise entre le Soudan, l’Erythrée et l’Ethiopie pour contraindre Khartoum à abandonner l’application de la Charia (loi islamique).
Sur un autre plan, le chef de la diplomatie soudanaise Ali Osmane Mohammad Taha a reconnu que l’armée avait été incapable de lancer la contre-offensive annoncée contre l’opposition dans l’Est du pays, à la fin du mois de Ramadan, en raison de «la multiplication des fronts» par l’opposition.
«L’extension des zones d’opérations et la multiplication des fronts nous ont fortement contraints à réévaluer les priorités aux niveaux militaire et politique», a-t-il déclaré dans un entretien publié mercredi par le quotidien arabe «Acharq al-Awsat», édité à Londres.
Le 27 janvier, le ministre soudanais de la Justice Abdel Bassit Sabdarat avait promis de célébrer à Kurmuk la fête de l’Aïd al-Fitr.
L’opposition avait affiché son intention d’intensifier son offensive militaire en ouvrant de nouveaux fronts contre Khartoum, notamment à la frontière ougandaise, et s’était moquée mardi des «vantardises» de Khartoum.
Par ailleurs, M. Taha a réaffirmé que son pays avait officiellement accepté «le principe» de la proposition de médiation du président émirati, cheikh Zayed Ben Sultan al-Nahyane, visant à mettre un terme au conflit armé.
«Le président (soudanais) Omar al-Béchir a informé (la semaine dernière) cheikh Zayed de cette position lors d’un entretien téléphonique et attend actuellement l’arrivée d’un émissaire émirati porteur d’idées précises et détaillées sur cette initiative», a précisé M. Taha.
«Notre position officielle est d’accueillir favorablement le principe» de cette initiative mais la prochaine réaction de Khartoum reste tributaire de «la nature de cette initiative», a ajouté le chef de la diplomatie soudanaise.
(AFP)
Le président iranien Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani a affirmé mercredi que le Soudan avait demandé une aide militaire à l’Iran mais qu’il «n’y avait actuellement aucun pont aérien» entre Téhéran et Khartoum pour des livraisons d’armes.«Au cours des derniers jours, nous n’avons rien envoyé au Soudan, mais ils nous ont demandé une aide et nous sommes en train d’examiner leur demande», a souligné le chef de l’Etat iranien dans une conférence de presse à Téhéran.M. Rafsandjani a ajouté toutefois que «personne ne doit en vouloir à l’Iran s’il aide le Soudan» car, a-t-il dit, les deux pays «coopèrent ensemble».«D’ailleurs il ne s’agit pas d’une aide car nous leur vendons, soit en espèce soit à crédit», a indiqué le chef de l’Etat iranien, soulignant que l’Iran avait envoyé «par le...