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Actualités - Chronologie

Japon : un G7 pour rétablir la confiance

TOKYO, 6 Février (AFP). — Confronté à un désaveu des marchés financiers, le Japon se rendra samedi à la réunion du G7 à Berlin pour obtenir la caution des autres grands pays développés à sa nouvelle politique d’austérité, tout en rassurant sur la pérennité de sa fragile reprise économique.
Pour la première fois depuis des années, les clignotants de la 2e puissance économique mondiale ont viré au vert, mais les investisseurs craignent que les espoirs de sortie de crise soient une nouvelle fois déçus.
en deux mois, la Bourse de Tokyo a perdu 3.000 points, soit une baisse de 14%. Par rapport à ses sommets d’avril 1995, le yen s’est déprécié de plus de 50% et, à son cours actuel de 122 yens pour un dollar, il s’échange à ses plus bas niveaux depuis quatre ans face au billet vert.
Le secrétaire américain au Trésor Robert Rubin a indiqué lundi que la situation économique du Japon serait à Berlin l’un des principaux points à l’agenda des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du Groupe des sept (G7) pays les plus industrialisés.
«Les Japonais et nous avons un intérêt dans une économie japonaise forte, tirée par la demande intérieure et je suis sûr que nous évoquerons les questions qui s’y rapportent», a indiqué M. Rubin à la presse.
Nombre d’investisseurs craignent que la hausse de deux points de la TVA au 1er avril, la fin des allègements fiscaux pour les salariés et des programmes de grands travaux n’étouffent dans l’œuf la reprise. Tokyo estime que celle-ci, alimentée par la reprise de l’investissement, est assez solide pour se passer de la béquille des aides publiques.
La priorité est désormais à l’assainissement des finances publiques, les déficits publics menaçant d’atteindre 92% du PIB à la fin de la prochaine année fiscale, selon une étude publiée cette semaine.
A Berlin, le ministre des Finances Hiroshi Mitsuzuka «expliquera les perspectives à moyen terme de consolidation de l’économie japonaise», souligne un de ses collaborateurs. «Au fur et à mesure que de nouvelles données économiques seront publiées, la reprise apparaîtra plus nettement», selon lui.
La baisse du yen n’a pas encore atteint le point où elle deviendrait néfaste pour l’économie nipponne. Pour le gouverneur de la Banque du Japon (BOJ) Yasuo Matsushita, elle a jusqu’ici plutôt bénéficié à la reprise, en permettant un redémarrage des exportations, notamment d’automobiles.
Le risque d’importer un peu d’inflation est jugé minime dans un pays qui vient de connaître sa deuxième année consécutive d’inflation zéro.
Eizuke Sakakibara, le fonctionnaire du ministère des Finances surnommé «M. Yen», déclarait récemment que le Japon pouvait vivre avec un dollar compris entre 110 et 125 yens. Pour le «patron des patrons» japonais Shoichiro Toyoda, une parité compris entre 110 et120 yens est «appropriée».
tokyo ne manque jamais de souligner que l’appréciation du dollar est générale vis-à-vis des principales monnaies et qu’on assiste plus à une montée en flèche du dollar qu’à une descente aux enfers de la monnaie nipponne.
TOKYO, 6 Février (AFP). — Confronté à un désaveu des marchés financiers, le Japon se rendra samedi à la réunion du G7 à Berlin pour obtenir la caution des autres grands pays développés à sa nouvelle politique d’austérité, tout en rassurant sur la pérennité de sa fragile reprise économique.Pour la première fois depuis des années, les clignotants de la 2e puissance économique mondiale ont viré au vert, mais les investisseurs craignent que les espoirs de sortie de crise soient une nouvelle fois déçus.en deux mois, la Bourse de Tokyo a perdu 3.000 points, soit une baisse de 14%. Par rapport à ses sommets d’avril 1995, le yen s’est déprécié de plus de 50% et, à son cours actuel de 122 yens pour un dollar, il s’échange à ses plus bas niveaux depuis quatre ans face au billet vert.Le secrétaire américain...