Les grandes lignes du budget fédéral pour 1998, qui couvre l’exercice débutant au 1er octobre, avaient été en grande partie révélées mercredi par des fuites.
Le budget prévoit pour 1988 un déficit de $120,6 milliards, après $125,6 milliards en 1997, puis un recul progressif au cours des trois prochaines années pour arriver à un excédent de $17 milliards en 2002.
Le budget table sur une croissance de 2,0% pour 1997 et 1998, puis de 2,3% de 1999 à 2002.
Les revenus seront accrus par la suppression de niches fiscales pour les entreprises, le rétablissement de certaines taxes et la vente sur cinq ans de réseaux de diffusion pour un montant de $36,1 milliards.
Comme annoncé précédemment, le budget prévoit une réduction sur cinq ans du système Medicare d’assurances maladie pour les personnes âgées à hauteur de 100 milliards.
Dans un message accompagnant le budget, le président américain a souligné que le déficit budgétaire avait été réduit de plus de 60% depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 1993.
«Je souhaite travailler avec le Congrès pour d’en finir définitivement avec le déficit et équilibrer le budget pour la première fois depuis 1969», a-t-il déclaré.
«Un accord bipartisan cette année accroîtrait considérablement les chances de nouvelles réductions des taux à court et long termes», a souligné le président américain.
Le budget prévoit une stabilité des taux des bons du Trésor à trois mois à 5,0% en moyenne.
En cas d’équilibre budgétaire ce taux diminuerait progressivement à 4,0% d’ici l’an 2001 et s’y maintiendrait contre 5,13% actuellement.
La Maison-Blanche prévoit également un ralentissement de la croissance à 2,0% par an en 1997 et 1998, puis une reprise à 2,3% jusqu’en 2002.
Ces prévisions semblent avoir été établies avant l’annonce, la semaine dernière, d’une hausse plus forte que prévu du produit intérieur brut annualisé au quatrième trimestre (+4,7%).
Plusieurs facteurs retiennent l’économie, note l’administration Clinton: la main-d’œuvre croît moins rapidement qu’auparavant et l’économie lutte encore pour sortir de la stagnation de l’épargne et de l’investissement des années 80; l’administration souligne toutefois que l’économie a déjà largement profité des progrès réalisés en matière de réduction des déficits budgétaires pendant le premier mandat du président Clinton.
Elle relève également la forte hausse des marchés boursiers et des bénéfices des entreprises.
Les capitaux étrangers ont compensé la baisse de l’épargne intérieure au cours de la dernière décennie mais au prix d’une hausse du dollar qui a gonflé le déficit commercial américain, note encore la Maison -Blanche.


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