Le ténor sera accompagné donc du soprano Cecilia Gasda, souvent entendue dans des œuvres de Rossini, et d’un orchestre de 50 musiciens dirigés par David Gimenez. Le conservatoire national de musique fournira, pour sa part, une partie des instruments.
A programme libanais de Carreras: une visite au Conservatoire national de musique et une autre au service de greffe de moelle osseuse nouvellement créé à l’hôpital des Makassed. Ayant lui-même subi cette opération délicate, le ténor est particulièrement sensible aux souffrances des leucémiques.
3500 places sur 7000 sont déjà réservées au Forum de Beyrouth pour ce concert. Les organisateurs sont déterminés à assurer le bon déroulement du spectacle: téléphones portables interdits, tenue de rigueur, exactitude obligatoire les portes étant fermées à 21 heures précises. Ils signalent également que le parking sera assuré pour tous avec voituriers et transport-navette pour ceux qui le désirent.
Quid du répertoire? Le ténor a décidé d’amalgamer arias d’opéra et ritournelles traditionnelles, canzone napolitaine et airs de musicals ou d’opérettes. Au programme donc: en première partie: «Marechiare», «Vieni sul mar», «Le barbier de Séville», «Le Cid», «Maristella», «La Traviata», «La Veuve joyeuse», «West Side Story», «Le fantôme de l’Opéra»... «La plus belle partie du spectacle est réservée aux «encore»», explique Me Saadé. «A ce titre, il est demandé au public de ne pas quitter trop rapidement la salle. Le ténor, sensible aux applaudissements, revient plusieurs fois sur scène et entonne alors les airs du bel canto»...
Selon les intéressés, cette manifestation serait la plus importante du genre depuis le Festival de Baalbeck... «Nous voulions organiser un spectacle grandiose pour la Saint-Valentin», déclare Me Saadé. Qui indique par ailleurs qu’il pourrait y avoir éventuellement un deuxième concert.
Les fameux concerts des trois ténors, (Pavarotti, Domingo, Carreras) à Rome (Thermes de Caracalla) en 1990 et à Los Angeles en 1994 pour le Mondial de football out contribué à populariser ce genre pot-pourri. L’engouement pour l’art lyrique s’est bien sûr propagé au Liban. L’enthousiasme manifesté à l’occasion de la venue de Carreras a d’ailleurs encouragé les organisateurs de ce spectacle à mettre sur rail un événement similaire en 1998. Georges Saadé affirme qu’«un accord de principe vient d’être conclu avec un autre des trois ténors, qui pourrait également se produire en duo avec Carreras». On vous laisse deviner...
Quant au prix des billets, il va de 100.000 à 300.000 LL. «La majorité des places est néanmoins à 150.000 LL.», souligne Me Saadé.
«Seules les quelques premières rangées atteignent les 300.000 LL.». Des prix considérés un peu excessifs - à tort ou à raison - par certains mélomanes. Mais ceci est une autre histoire...


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