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Actualités - Chronologie

Les troubles du Zaïre freinent la commercialisation des diamants bruts

KISANGANI (Zaïre), 2 Février (AFP). — Les troubles qui se déroulent depuis 3 mois à l’est du Zaïre freinent l’achat des diamants bruts dans une région d’extraction artisanale qui produit en moyenne 300.000 carats.
Cette activité est difficile à évaluer, aucun acheteur ne voulant donner ses chiffres même s’ils sont contrôlés par le Centre national d’expertise (CNE), un organisme zaïrois dépendant du ministère des Mines, qui prend une taxe régionale de 1% et nationale de 1,5% sur les transactions. Selon une source sérieuse, cette activité, la principale de la région, rapporterait chaque mois entre 2 et 6 millions de dollars (entre 10 et 30 millions de FF).
Actuellement alors que la saison sèche en tarissant les rivières devrait théoriquement offrir les meilleures conditions pour le tri des alluvions où se trouvent les diamants, seuls 8 bureaux d’achat sont ouverts, contre 30 en temps normal.
Situés au centre-ville, ces magasins sont tous peints en blanc et ornés parfois de gros diamants en miroir, ce qui les diffère des autres édifices défraîchis.
Ces comptoirs d’achat, généralement tenus par des Libanais mais aussi par des Européens, doivent, pour avoir le droit d’être ouverts, acheter chaque mois pour 150.000 dollars (830.000 FF environ) de diamants. Les prospecteurs, appelés «creuseurs», viennent en ville après plusieurs mois de travail vendre leurs découvertes par lots surnommés «colis». Les intermédiaires appelés, sans mépris, «trafiquants» viennent parfois écouler la production d’équipes lointaines.
Mis sous enveloppes chaque soir sous le contrôle du représentant du CNE, qui assiste à la transaction et garantit l’équité de la vente, ces lots sont ensuite acheminés vers Kinshasa puis vers les tailleries d’Anvers, de Bombay ou de Tel-Aviv.
«Malheureusement, ils ne savent pas tenir leur langue», explique un acheteur. Dès qu’un «écho» parvient à Kisangani qu’une grosse pierre a été découverte, c’est la ruée des rabatteurs qui tentent d’attirer le vendeur souvent accompagné de ses compagnons, voire de sa famille.
Aussi la salle des transactions, fortement éclairée par des néons, est grande pour accueillir du monde. Les vendeurs hésitants font parfois le tour des bureaux sachant que «si tu quittes un bureau sans avoir vendu, si tu reviens le prix diminue», explique un négociant.
Selon un responsable de bureau d’achat qui tient à garder l’anonymat, la qualité des pierres extraites dans la région est «moyenne». «Ce sont surtout des diamants jaunes et beaucoup de pierres font moins de 1 carat» dit-il. Selon une source occidentale extérieure au milieu, un diamant brut d’un carat se négocie à Kisangani entre 100 et 500 dollars (entre 500 et 2.500FF) selon sa qualité, sa couleur, sa forme.
La plus grosse pierre achetée par l’un des principaux comptoirs da la ville faisait 87 carats, elle a été payée 11.000 dollars, raconte un acheteur. Son dernier achat n’a pas coûté cher, dit-il sans préciser le prix, c’est du «dust», de la poussière, qui pourtant au fond du plateau de la balance brille de façon caractéristique.
KISANGANI (Zaïre), 2 Février (AFP). — Les troubles qui se déroulent depuis 3 mois à l’est du Zaïre freinent l’achat des diamants bruts dans une région d’extraction artisanale qui produit en moyenne 300.000 carats.Cette activité est difficile à évaluer, aucun acheteur ne voulant donner ses chiffres même s’ils sont contrôlés par le Centre national d’expertise (CNE), un organisme zaïrois dépendant du ministère des Mines, qui prend une taxe régionale de 1% et nationale de 1,5% sur les transactions. Selon une source sérieuse, cette activité, la principale de la région, rapporterait chaque mois entre 2 et 6 millions de dollars (entre 10 et 30 millions de FF).Actuellement alors que la saison sèche en tarissant les rivières devrait théoriquement offrir les meilleures conditions pour le tri des alluvions où se...