Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le pouvoir et l'opposition favorables à une médiation des Emirats

LE CAIRE, 2 février (AFP). — Le régime islamiste et l’opposition au Soudan se sont déclarés favorables au principe d’une médiation des Emirats arabes unis pour mettre un terme à trois semaines de combats dans l’Est du pays. Le ministre soudanais chargé des Affaires du cabinet, Salaheddine Ahmed Karrar, a affirmé que le président Omar al-Béchir «accueille favorablement l’initiative» du président émirati, cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyane, qui a reçu récemment des représentants de l’opposition et du pouvoir soudanais.
«Il en a informé jeudi par téléphone cheikh Zayed qui devrait envoyer un émissaire au Soudan pour commencer les pourparlers», a déclaré le ministre au quotidien arabe Asharq al-Awsat.
Aucune indication n’a été donnée sur les détails de l’initiative des Emirats, mais selon des sources de l’opposition, elle porte sur des efforts en vue de persuader le gouvernement de s’asseoir à la table des négociations avec l’opposition.
Les groupes d’opposition nordiste et sudiste ont lancé, le 12 janvier, une offensive dans l’est du Soudan et pris le contrôle de plusieurs villes. Mais les autorités soudanaises ont accusé tour à tour l’Ethiopie, l’Erythrée et l’Ouganda d’implication dans les combats, ce que ces pays ont démenti.
M. Karrar a indiqué que Khartoum «ne pose pas de conditions pour entamer un dialogue» avec les dirigeants de l’opposition, notamment MM. Sadek al-Mahdi et Osmane al-Mirghani. Mais, a-t-il ajouté, ces derniers «doivent se désolidariser de l’agression éthiopienne et demander à ce pays de retirer ses troupes du territoire soudanais».
Khartoum accuse Addis Abeba d’occuper militairement 2.000 km2 de l’Etat du Nil bleu (est du Soudan). L’opposition affirme que ses forces «ont libéré ces territoires».
Pour sa part, le porte-parole à Asmara de l’Alliance nationale démocratique (AND, qui regroupe l’opposition nordiste et la guérilla sudiste), Omar Nour al-Dayem, a indiqué que l’AND se réunirait à Asmara le 15 février pour fixer sa position définitive sur la médiation des Emirats.
«Nous avons donné notre accord de principe. Nous estimons que la démarche des Emirats est positive car nous nous étonnions de l’absence de tout intérêt ou de médiation arabe sur le Soudan», a-t-il précisé.

Contrôle international

Mais, selon lui, «tout accord avec ce régime hideux doit se faire sous contrôle international et régional car la crédibilité de ce gouvernement équivaut à zéro. Nous n’acceptons de traiter avec ce régime qu’avec la garantie d’un contrôle pour assurer le respect d’un accord».
Tous les dirigeants de l’opposition participeront à la réunion trimestrielle d’Asmara qui revêt à l’occasion de la médiation «un intérêt exceptionnel, a-t-il dit. Si l’offre est rejetée, nous examinerons alors les moyens d’accentuer l’offensive».
Quant à la situation sur le terrain, le quotidien officiel soudanais Al-Sudan al-Hadith a affirmé que les forces éthiopiennes renforçaient leur présence dans la ville frontalière éthiopienne de Kurmuk, située en face de la ville soudanaise du même nom contrôlée par l’opposition.
Parallèlement, une violente polémique oppose le Soudan et l’Egypte qui a de nouveau écarté toute implication de l’Ethiopie et de l’Erythrée dans le conflit soudanais.
Selon M. Karrar, la récente tournée du chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa dans des pays arabes était destinée à «affaiblir la voix du Soudan».
Pour sa part, le conseiller du président égyptien Hosni Moubarak, Oussama al-Baz, a accusé le Soudan d’être le «Cheval de Troie» de l’Iran en Afrique et estimé qu’un changement de régime au Soudan serait «une bonne chose», dans une interview au quotidien koweitien Al-Raï al-Aam.
LE CAIRE, 2 février (AFP). — Le régime islamiste et l’opposition au Soudan se sont déclarés favorables au principe d’une médiation des Emirats arabes unis pour mettre un terme à trois semaines de combats dans l’Est du pays. Le ministre soudanais chargé des Affaires du cabinet, Salaheddine Ahmed Karrar, a affirmé que le président Omar al-Béchir «accueille favorablement l’initiative» du président émirati, cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyane, qui a reçu récemment des représentants de l’opposition et du pouvoir soudanais.«Il en a informé jeudi par téléphone cheikh Zayed qui devrait envoyer un émissaire au Soudan pour commencer les pourparlers», a déclaré le ministre au quotidien arabe Asharq al-Awsat.Aucune indication n’a été donnée sur les détails de l’initiative des Emirats, mais selon des...