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Actualités - Chronologie

Les bulgares desespérés devant la hausse vertigineuse des prix

SOFIA, 31 Janvier (AFP). — Les Bulgares restent pantois et désespérés devant la hausse spectaculaire des prix qui changent toutes les heures, alors que des centaines de magasins ferment dans tout le pays.
«Jamais la Bulgarie n’a vécu une inflation pareille, même après la guerre», s’exclamait un septuagénaire, regardant ébahi la vitrine d’une boucherie.
«Les vieux, nous n’avons qu’à mourir», déclarait les larmes aux yeux Lubka, une retraitée de 67 ans qui n’avait pas assez d’argent pour son médicament.
Lubka et son mari, anciens employés, disposent de 14.000 léva (moins de 14 dollars) par mois. Ils dépensent la moitié de cette somme pour leur chauffage et 4.500 léva pour le pain.
Grâce à un petit lopin de terre qu’ils cultivent dans un village voisin, ils ont des conserves de légumes et des compotes. Ils n’achètent que rarement de la viande. Lubka n’hésite pas à faire le ménage chez des voisines plus aisées.
Des centaines de magasins ferment dans tout le pays. «Nous ne gagnons pas assez pour nous approvisionner, les prix sont impossibles à prévoir», résume un vendeur.
A Yambol, sud-est du pays, le propriétaire d’une petite épicerie a fait sensation en vendant aux prix de l’année 1990, tous ses produits avant de fermer définitivement.
Dans les magasins ouverts le choix est limité. Les clients achètent massivement des produits qui se conservent comme le sucre, huile, farine, riz et les stockent «comme pendant la guerre», selon la formule du journal privé Standard de vendredi.
Les rares clients marchandent les prix avec les vendeurs et font des remarques désobligeantes à l’adresse du gouvernement. Sur le marché, les gens regardent les étalages comme une exposition.
Selon la police, les vols se sont multipliés depuis le début de l’année.
Depuis janvier, l’hyperinflation règne en Bulgarie, alors que l’instabilité politique s’aggrave. La devise nationale s’est dévaluée de 40% en une semaine et de 100% depuis le début de l’année.
Les personnes, possédant des économies dans les banques bulgares, les retirent pour les changer en dollars et cachent leur argent chez elles.
Le budget d’Etat pour 1997 n’a pas encore été adopté en raison de la grave crise politique qui touche le pays depuis plus d’un mois. Des dizaines d’écoles manquent de chauffage.
Beaucoup d’hôpitaux demandent aux malades d’apporter des pansements, des médicaments et de la nourriture pour être soignés. Dans la clinique de Sandanski (sud-ouest du pays), les malades cardiaques attrapent des pneumonies en raison de l’humidité, selon la télévision.
Vendredi, le Parlement a décidé d’augmenter les salaires des fonctionnaires et les retraites de 100% en février.
SOFIA, 31 Janvier (AFP). — Les Bulgares restent pantois et désespérés devant la hausse spectaculaire des prix qui changent toutes les heures, alors que des centaines de magasins ferment dans tout le pays.«Jamais la Bulgarie n’a vécu une inflation pareille, même après la guerre», s’exclamait un septuagénaire, regardant ébahi la vitrine d’une boucherie.«Les vieux, nous n’avons qu’à mourir», déclarait les larmes aux yeux Lubka, une retraitée de 67 ans qui n’avait pas assez d’argent pour son médicament.Lubka et son mari, anciens employés, disposent de 14.000 léva (moins de 14 dollars) par mois. Ils dépensent la moitié de cette somme pour leur chauffage et 4.500 léva pour le pain.Grâce à un petit lopin de terre qu’ils cultivent dans un village voisin, ils ont des conserves de légumes et des compotes....