DAMAS, 3 Janvier (AFP). — L’attentat à Damas contre un autobus a connu plusieurs précédents en 1996.
Le 9 septembre, un Palestinien avait été tué lors d’une tentative d’attentat à la Foire internationale de Damas, quand sa grenade avait explosé contre lui, blessant aussi une vingtaine de passants. Révélée par une source diplomatique à Paris, cette action a été considérée par les autorités comme un acte «individuel».
Au printemps dernier, Washington avait fait état d’explosions suspectes en Syrie, notamment dans la région de Lattaquieh. Damas avait démenti officiellement ces informations, les qualifiant de «rumeurs», mais peu après, des dizaines de Syriens d’origine turkmène avaient été arrêtés.
Par ailleurs, dans les années 80, la Syrie a été le théâtre d’attentats très meurtriers: le 16 avril 1986, une série d’attentats perpétrés à quelques heures d’intervalle, dans la région de Tartous au nord du pays, et dans plusieurs autres villes, avait fait 144 morts et 149 blessés, selon une source officielle qui avait accusé l’Irak d’être à l’origine de ces explosions.
Le 29 novembre 1981, avait eu lieu à Damas l’un des plus gros attentats qu’ait connu le pays: l’explosion d’une voiture piégée dans le quartier de l’Ezbekieh, qui avait provoqué la mort de 175 personnes (82 selon un bilan officiel). Cette action avait été revendiquée par les «Frères musulmans» dans un communiqué diffusé à Bonn.


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