Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Match amical L'Afrique bat l'Europe )2-1) (photo)

LISBONNE, 30 Janvier (AFP). — D’Abedi Pelé à Rabah Madjer en passant par le très expérimenté technicien africain Mawade Wade, le «clan» africain n’a pas boudé son plaisir, mercredi soir à Lisbonne après la victoire de l’équipe d’Afrique face à son homologue européenne (2-1).
«Le match avait certes surtout une valeur symbolique, mais psychologiquement, il était important que nous l’emportions, soulignait ainsi l’ex-grande gloire du football algérien, Rabah Madjer, entraîneur de la sélection africaine. Notre succès va donner à réfléchir à beaucoup de gens et chasser définitivement, s’il en était encore besoin, tout complexe de l’esprit du joueur africain».
Décimée par de très nombreux forfaits, la sélection africaine avait néanmoins bien préparé son affaire. «Nous voulions vraiment gagner, expliquait l’ancien entraîneur du Sénégal Mawade Wade qui connaît son football africain sur le bout des doigts. C’est la victoire de tout un continent qui était, j’en suis sûr, devant son écran télévisé. Nous avons fait un très beau cadeau à tous ces gens. Notre victoire aura un énorme retentissement dans toute l’Afrique».
La partie fut certes amicale, sans engagement véritable, mais les deux sélections ont joué le jeu, livrant un vrai match de football, très technique. «Nous avons pris plaisir à nous retrouver, précisait ainsi le Français Vincent Guérin, auteur du but européen après un joli une-deux avec Klinsmann. Ce mélange des cultures est très enrichissant».

«Monsieur
grand match»

Le capitaine d’un soir Abedi Pelé, auteur selon Madjer d’un but «remarquable» — une petite merveille de lob distillé à la perfection —, avouait avoir passé une soirée superbe. «Ce fut vraiment très positif. Je remercie la FIFA et l’UEFA qui ont œuvré pour l’organisation de ce match. Il faut poursuivre dans cette voie».

Désigné meilleur joueur de la rencontre par le manager de la sélection européenne Rinus Michels, le capitaine des Black Stars, qui achève sa carrière à Munich 1860, rappelait qu’il était toujours présent dans les grands rendez-vous. «En France, mes amis m’appelaient monsieur grand match. Je crois avoir montré, malgré mon grand âge (34 ans) que j’avais de beaux restes. Désormais, je vais tout faire pour que le Ghana se qualifie pour le Mondial 98».
En France, Abedi Pelé voit bien une ou deux équipes africaines atteindre les quarts ou demi-finales. «Mais j’estime que nous sommes encore un peu en retard tactiquement et au niveau de l’organisation du jeu pour prétendre gagner».
Un avis que ne partage paradoxalement pas le Néerlandais Michels. «Du point de vue tactique, le football africain a comblé pratiquement son retard, tout en gardant son côté artistique. Il va devenir de plus en plus dangereux».
Cette «première» entre les deux continents, qui appelle une suite, a lancé idéalement la nouvelle phase de coopération entre l’Europe et l’Afrique. Seul regret, les spectateurs n’étaient pas au rendez-vous. Ce qui ne sera, à coup sûr, pas le cas pour la deuxième édition qui devrait avoir lieu sur le continent africain.
LISBONNE, 30 Janvier (AFP). — D’Abedi Pelé à Rabah Madjer en passant par le très expérimenté technicien africain Mawade Wade, le «clan» africain n’a pas boudé son plaisir, mercredi soir à Lisbonne après la victoire de l’équipe d’Afrique face à son homologue européenne (2-1).«Le match avait certes surtout une valeur symbolique, mais psychologiquement, il était important que nous l’emportions, soulignait ainsi l’ex-grande gloire du football algérien, Rabah Madjer, entraîneur de la sélection africaine. Notre succès va donner à réfléchir à beaucoup de gens et chasser définitivement, s’il en était encore besoin, tout complexe de l’esprit du joueur africain».Décimée par de très nombreux forfaits, la sélection africaine avait néanmoins bien préparé son affaire. «Nous voulions vraiment gagner,...