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Actualités - Chronologie

Tamagotch sur TV

TOKYO, 28 Janvier (AFP). – Au royaume du monde virtuel et des jeux électroniques, une dernière trouvaille fait fureur: le «Tamagotch», un animal domestique qui vit et meurt sur un petit écran en l’espace d’une semaine environ en fonction du traitement qu’il reçoit de son «maître».
Les journaux, les magazines et les chaînes de télévision se sont emparés du phénomène des Tamagotch qui se présentent sous la forme d’un œuf («tamago» en japonais) de plastique, muni d’un écran rectangulaire à cristaux liquides et de quelques boutons de commande, le tout tenant dans la paume de la main.
Le constructeur, Bandai, n’arrive plus à faire face à la demande depuis la sortie des premiers jeux le 23 novembre. Vendus 1.980 yen (17 dollars), les Tamagotch s’arrachent comme des petits pains aux quatre coins du Japon. Sitôt que la rumeur circule d’une livraison prochaine dans un magasin, de longues queues se forment, parfois dès la veille au soir.
Il s’en était vendu 350.000 à la fin décembre. Devant ce succès, Bandai qui tablait sur un chiffre de 1 million a révisé ses objectifs et espère maintenant que sa «poule aux œufs d’or» pondra 3 millions de Tamagotch d’ici la fin mars, a affirmé un porte-parole de Bandai.

Adulte
en cinq jours

Lorsque l’animal virtuel apparaît pour la première fois sur l’écran, c’est un bébé qui ressemble à un tout petit poussin. Une fois éclos, il reste sur l’écran en permanence jusqu’à sa mort.
Son propriétaire le nourrit, nettoie ses excréments, joue avec lui. Il peut aussi le gronder s’il se conduit mal. Il a le choix entre lui donner des repas ou le gaver de gâteaux. Mais s’il le gâte trop, l’animal grossit rapidement et meurt plus vite d’obésité ou de maladie.
Le Tamagotch devient adulte en cinq jours et meurt au bout d’une semaine à dix jours, mais parfois beaucoup plus en fonction de la qualité de l’éducation et des soins qui lui sont prodigués.
Lorsqu’il veut attirer l’attention pour signifier qu’il a faim ou sommeil, le Tamagotch émet des «bips» répétés. Parfois en pleine nuit, au risque de réveiller son maître indigne qui l’avait oublié. S’il est mal éduqué, il montre bientôt un mauvais caractère.
Il arrive aussi que le poussin devienne brusquement un mutant, un «Oyajitchi» (homme mûr), qui se conduit comme un vieil homme.
On emmène son Tamagotch partout: dans son sac à main, à l’école, au bureau. On le place près du lit à côté du réveil, sur la table de travail.
Pour beaucoup d’amateurs, le Tamagotch devient plus qu’un jouet. Une sorte de relation affective naît, car l’animal fait appel à l’instinct maternel des filles, affirme Bandai. Les clients sont donc en majorité des lycéennes qui deviennent des mamans attentionnées.
Coup de
foudre

«Mon Tamagotch devient à chaque fois un enfant gâté et je ne sais trop que faire pour qu’il ait bon caractère», explique Aki Maita, une jeune femme qui a travaillé au lancement du projet, interviewée par la presse japonaise.
«Certains disent que leur donner moins à manger est la clé de leur longévité», ajoute-t-elle.
Bandai, qui a annoncé sa prochaine fusion avec le fabricant de jeux électroniques Sega Enterprise, avait soigneusement préparé la sortie de son Tamagotch. Un mois avant, il avait distribué un millier de jeux pour tester la réaction du public. Ce fut le coup de foudre, surtout chez les lycéennes.
«Cela a commencé par les élèves du secondaire, puis celles du primaire. Les employées de bureau se sont ensuite précipitées dans cette vague de folie», souligne une responsable de Bandai.
Fabriqués en Chine, les Tamagotch sont commercialisés en différentes couleurs. Mais les blancs seraient les plus recherchés et se revendraient au marché noir jusqu’à 20 fois leur prix d’origine, selon les médias nippons.
Une nouvelle version améliorée «Tamagotch 2» sortira en février. Bandai espère commercialiser bientôt son animal virtuel à l’extérieur du Japon.
Le monde du virtuel est un marché très «porteur» au Japon. L’une des inventions qui fit un certain bruit l’été dernier est une image d’ordinateur représentant une midinette, jolie et communicative, baptisée Kyoko Date, 16 ans, la première «idole virtuelle» du Japon et du monde lancée sur le marché de la chanson et de la publicité.
TOKYO, 28 Janvier (AFP). – Au royaume du monde virtuel et des jeux électroniques, une dernière trouvaille fait fureur: le «Tamagotch», un animal domestique qui vit et meurt sur un petit écran en l’espace d’une semaine environ en fonction du traitement qu’il reçoit de son «maître».Les journaux, les magazines et les chaînes de télévision se sont emparés du phénomène des Tamagotch qui se présentent sous la forme d’un œuf («tamago» en japonais) de plastique, muni d’un écran rectangulaire à cristaux liquides et de quelques boutons de commande, le tout tenant dans la paume de la main.Le constructeur, Bandai, n’arrive plus à faire face à la demande depuis la sortie des premiers jeux le 23 novembre. Vendus 1.980 yen (17 dollars), les Tamagotch s’arrachent comme des petits pains aux quatre coins du Japon....