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Actualités - Chronologie

Six ethnies dans l'état du Nil bleu

KHARTOUM, 24 Janvier (AFP). — L’Etat du Nil bleu, théâtre depuis quelques jours d’affrontements entre l’armée et l’opposition soudanaises, est une riche plaine agricole, à l’est du pays, où passe la frontière entre le nord arabo-musulman et le sud à majorité chrétienne ou animiste.
Au nord de cet Etat de 14.000 kilomètres carrés, près de Damazin et de Roseires, se trouvent les Funj et les Hamaj arabo-musulmans. Plus à l’ouest, autour des collines riches en chrome, près de Kurkur, vivent les Ingessana, une ethnie non arabe et animiste, qui élèvent des porcs.
Plus au sud, dans la région de Kurmuk et Keli, sont installés les Burun et les Berta à majorité musulmane mais qui gardent des traditions animistes. Enfin, plus au sud, vers Chali, se trouvent les Uduk, qui sont christianisés.
Quatre familles de langues et cinquante dialectes sont pratiqués dans cet Etat créé en 1994, lors de la réforme administrative.
Dans la plaine entourée de collines, s’est développée, à partir des années 70, la culture mécanisée du sorgho et du sésame. Les plantations, s’étendant sur 200.000 hectares, sont détenues par des commerçants du nord, des personnalités de la région et des sociétés étrangères.
Cette situation a souvent entraîné des conflits avec les ethnies pratiquant au pied des collines la petite agriculture ou l’élevage pastoral, car les sentiers empruntant ces propriétés pour le passage des troupeaux ont été fermés.
A la faveur des récents combats, les forces de l’Alliance nationale démocratique (AND regroupant l’opposition nordiste et la guérilla sudiste) affirment avoir conquis environ 2.000 kilomètres carrés après s’être emparées de petites garnisons à la lisière avec l’Ethiopie.
Ces forces se trouvent actuellement à environ 60 kilomètres de Damazin, la capitale de l’Etat. Damazin ainsi que la ville voisine de Roseires sont gardées par environ 6.000 soldats de l’armée de terre, un bataillon blindé. Une base aérienne se trouve également dans le secteur.
Le barrage de Roseires, mis en eau en 1972, et sa centrale électrique fournissent 80% du courant de Khartoum, situé à quelque 500 kilomètres plus au nord.
KHARTOUM, 24 Janvier (AFP). — L’Etat du Nil bleu, théâtre depuis quelques jours d’affrontements entre l’armée et l’opposition soudanaises, est une riche plaine agricole, à l’est du pays, où passe la frontière entre le nord arabo-musulman et le sud à majorité chrétienne ou animiste.Au nord de cet Etat de 14.000 kilomètres carrés, près de Damazin et de Roseires, se trouvent les Funj et les Hamaj arabo-musulmans. Plus à l’ouest, autour des collines riches en chrome, près de Kurkur, vivent les Ingessana, une ethnie non arabe et animiste, qui élèvent des porcs.Plus au sud, dans la région de Kurmuk et Keli, sont installés les Burun et les Berta à majorité musulmane mais qui gardent des traditions animistes. Enfin, plus au sud, vers Chali, se trouvent les Uduk, qui sont christianisés.Quatre familles de langues...