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Actualités - Chronologie

L'Europe vouée à la baisse des taux

LONDRES, 23 Janvier (Reuter). — Economies en difficulté, pression inflationniste maîtrisées, austérité budgétaire et l’état actuel du marché des changes: tout laisse présager une baisse des taux d’intérêt en Europe, estiment des analystes.
L’Italie est la dernière en date à avoir suivi le mouvement en abaissant mardi son taux d’escompte de 75 points de base, et d’autres décisions de cet ordre se profilent à l’horizon. La semaine dernière, l’Espagne a ramené son taux d’appel d’offres de 6,25% à 6,00% et la Suède de 4,35% à 4,10%.
«C’est très simple. Il n’y a pas de menace inflationniste en Europe et tout le monde a besoin de croissance», déclare Brian Venables, spécialiste du marché obligataire chez ABN Amro Hoare Govett.
«Pour les Scandinaves, on parle d’une faible baisse. Pour l’Italie, on prévoit une baisse importante. Et pour l’ensemble de l’Europe, les réductions seront marginales», explique-t-il.
Même la Bundesbank, chef de file des Banques centrales en Europe, pourrait décider d’une nouvelle baisse des taux dans les prochains mois, même modeste.
Les pays européens ressentent le besoin de réduire le coût du crédit pour assainir leur économie et leurs finances publiques et se préparer ainsi à l’entrée en vigueur de la monnaie unique.
Les risques inflationnistes encourus par ces pays en abaissant les taux d’intérêt sont contrebalancés par la nécessité de rétablir la croissance, ne serait-ce que pour faire en sorte que le déficit public soit contenu à 3,0% du PIB comme l’exige le traité de Maastricht, expliquent des analystes.
«Il est plus important de réduire le déficit que de converger en matière d’inflation», précise Ifty Islam, (Merrill Lynch).
Etant donné tous ces facteurs, Steven Major (Crédit Lyonnais à Londres) estime que la Suède, la Finlande, l’Espagne, l’Italie et le Portugal risquent fort d’abaisser leurs taux dans les mois à venir. Venables rajoute, quant à lui, la Norvège à cette liste.
La Grande-Bretagne, qui n’a pas pris de décision quant à participer à l’Union économique et monétaire (UEM), est l’un des rares pays européens à bénéficier d’une croissance acceptable.
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Eddie George, s’est prononcé pour la rigueur monétaire, mais les experts ne prévoient pas de hausse des taux dans l’immédiat.
LONDRES, 23 Janvier (Reuter). — Economies en difficulté, pression inflationniste maîtrisées, austérité budgétaire et l’état actuel du marché des changes: tout laisse présager une baisse des taux d’intérêt en Europe, estiment des analystes.L’Italie est la dernière en date à avoir suivi le mouvement en abaissant mardi son taux d’escompte de 75 points de base, et d’autres décisions de cet ordre se profilent à l’horizon. La semaine dernière, l’Espagne a ramené son taux d’appel d’offres de 6,25% à 6,00% et la Suède de 4,35% à 4,10%.«C’est très simple. Il n’y a pas de menace inflationniste en Europe et tout le monde a besoin de croissance», déclare Brian Venables, spécialiste du marché obligataire chez ABN Amro Hoare Govett.«Pour les Scandinaves, on parle d’une faible baisse. Pour...