LONDRES, 23 Janvier (AFP). – Le département du patrimoine britannique s’est opposé au projet de construction à Londres de la plus haute tour d’Europe, estimant qu’elle défigurerait le paysage urbain.
Seul un avis contraire du ministère de l’Environnement peut redonner vie à ce projet, qui devait voir l’édification dans la City de cette «tour du millénaire» de 379,5 mètres, conçue par l’architecte britannique Norman Foster.
Tout en reconnaissant la beauté du projet, Sir Jocelyn Stevens, président du patrimoine, a jugé que la tour aurait représenté une trop grande «différence en terme d’échelle, de hauteur et de proportions» avec le reste de la ville, où les gratte-ciel n’existent pas, et qu’elle «défigurerait» le paysage.
La tour, qui aurait dépassé les 300 mètres de celle de la Commerzbank, actuellement en construction à Francfort, devait s’élever sur le site du Baltic Exchange, ancien bâtiment classé et détruit par un attentat de l’IRA (Armée républicaine irlandaise) en 1992.
Le corps principal du bâtiment, un arc de cercle aux extrémités arrondies, devait être surplombé de deux tours d’habitations où prendraient place 40 appartements de luxe.
Le promoteur était la société Trafalgar House, filiale britannique du groupe norvégien Kvaerner, qui comptait investir 400 millions de livres (660 millions de dollars) dans le projet.


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