«Nous ne demandons rien, si nous avons gain de cause on ne le fêtera pas sur les Champs Elysées et, dans le cas contraire, on ne reprendra pas la Bastille», a dit le ministre au quotidien britannique.
Le conflit concernant le commandement sud de l’Europe oppose la France aux Etats-Unis depuis l’été dernier.
La France a tenté d’obtenir que le quartier général de Naples (Italie) soit placé sous le commandement d’un officier européen en faisant valoir que les Etats-Unis détenaient déjà les deux postes de commandement stratégique les plus élevés de l’alliance.
Le secrétaire à la Défense William Cohen a déclaré mercredi devant le Sénat américain qu’il n’était pas question de confier le commandement sud de l’OTAN à un officier européen.
«C’est clair, c’est catégorique, ce n’est vraiment pas négociable», a-t-il dit lors de son audition devant la commission des forces armées du Sénat.
Le commandement sud de l’OTAN «doit rester sous commandement américain et non pas sous celui de la France ou d’aucun autre allié», a déclaré M. Cohen.
Le chef de la diplomatie française a indiqué au Financial Times que le sentiment de la France était que «le commandement de l’OTAN devait être partagé, les Etats-Unis conservant le commandement stratégique pour l’Europe et l’Atlantique, et les Européens assurant les commandements régionaux».
Il a souhaité un compromis, précisant que «politiquement, il y aurait des regrets», s’il ne pouvait être trouvé.
Le ministre français n’a pas exprimé de préoccupation concernant les conséquences militaires de la persistance d’un désaccord. Si cela s’avérait nécessaire, la France pourrait se passer du commandement intégré de l’OTAN, a-t-il dit.
La France, qui a quitté l’OTAN en 1966, avait menacé de suspendre son rapprochement avec l’Alliance si ses demandes n’étaient pas satisfaites.
Commentant l’intention de l’OTAN de s’étendre à l’Est, M. de Charette a déclaré que «la Russie ne devait pas se sentir marginalisée par l’Alliance».
Moscou avait fait part de son mécontentement de voir l’OTAN disposée à accueillir en son sein des pays de l’Est de l’Europe, ex-membres du pacte de Varsovie.


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