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Actualités - Chronologie

Bonn accuse Tansu Ciller de couvrir un trafic d'héroïne

Le chef de la diplomatie turque Mme Tansu Ciller a été accusée des juges allemands de couvrir, avec d’autres membres du gouvernement turc, le trafic d’héroïne vers l’Allemagne. A Ankara, le porte-parole du ministère des A.E. a aussitôt dénoncé ces accusations, qu’il a qualifiées de «très laides».
Selon le juge Dox Neveling, les enquêteurs allemands sont en possession de documents, à l’issue d’une longue enquête, montrant que le trafic d’héroïne de Turquie à destination des pays du Benelux et de l’Allemagne est dirigé par les familles turques Baybaschin et Schenoglu, à Istanbul.
L’influence de ces familles s’étend «jusqu’au sommet du gouvernement, et le nom de Mme Ciller a été cité lors de l’audience, mais aussi au sein de l’organisation kurde PKK» (Parti des travailleurs du Kurdistan, séparatiste)», a répondu M. Neveling.
Le tribunal est convaincu de la justesse de l’enquête, a précisé le juge. Interrogé sur les possibles conséquences politiques de cette accusation, il a répondu: «Cela peut se produire, nous n’avons rien à craindre».
La Cour a condamné mardi un Turc, un Italien et un Belge, âgés de 22 à 34 ans, à des peines allant de cinq à neuf ans de prison pour avoir transporté huit kilos d’héroïne en octobre 1995 d’Istanbul à Francfort, à l’issue du procès ouvert en octobre 1996.
Le tribunal a précisé que l’enquête se poursuivait contre ce réseau de trafiquants de drogue, particulièrement en Belgique où 100 kilos d’héroïne ont été livrés.
A Bonn, l’attaché de presse de l’ambassade de Turquie a précisé que l’ambassadeur Volkan Vural avait «évoqué au téléphone mardi soir avec (le chef de la diplomatie allemande Klaus) Kinkel cette affaire difficile», soulignant qu’il s’agissait d’une «grave accusation». Le porte-parole, Metin Zaimoglu, n’a pas donné d’autres précisions sur le contenu de cette conversation.
A Ankara, le porte-parole du ministère des A.E., Omar Akbal, a affirmé: «Une note de protestation a été présentée à l’ambassade d’Allemagne ici hier soir et une note semblable a été communiquée au ministère allemand des Affaires étrangères à Bonn».
«Notre ambassadeur à Bonn prépare une lettre pour le ministre des Affaires étrangères Klaus Kinkel et nous avons formellement demandé des explications à l’Allemagne», a-t-il conclu.
Le chef de la diplomatie turque Mme Tansu Ciller a été accusée des juges allemands de couvrir, avec d’autres membres du gouvernement turc, le trafic d’héroïne vers l’Allemagne. A Ankara, le porte-parole du ministère des A.E. a aussitôt dénoncé ces accusations, qu’il a qualifiées de «très laides».Selon le juge Dox Neveling, les enquêteurs allemands sont en possession de documents, à l’issue d’une longue enquête, montrant que le trafic d’héroïne de Turquie à destination des pays du Benelux et de l’Allemagne est dirigé par les familles turques Baybaschin et Schenoglu, à Istanbul.L’influence de ces familles s’étend «jusqu’au sommet du gouvernement, et le nom de Mme Ciller a été cité lors de l’audience, mais aussi au sein de l’organisation kurde PKK» (Parti des travailleurs du Kurdistan,...