Championne olympique et championne du monde de slalom géant, ex-championne olympique de super-G, Compagnoni, la surdouée, n’a jamais remporté la moindre victoire devant les tifosis.
Son exceptionnelle carrière entamée en 1987 alors qu’elle n’était qu’une adolescente fut autant jalonnée d’honneurs que de blessures.
Avec trois épreuves (descente vendredi, super-G samedi, et géant dimanche), au programme ce week-end, la skieuse de Santa-Caterina espère que l’heure est venue de briller sur ses neiges.
«J’ai vraiment l’intention de gagner ici», a-t-elle lancé, se souvenant qu’elle avait terminé 3e du géant en 1993, puis 2e en 1994. «Je n’ai jamais gagné en Italie et ce serait formidable de réussir avant Sestrières».
«Deborah, la perfection existe», titrait ce week-end la Gazzetta della Sport résumant les attentes des spectateurs italiens.
Leader de la Coupe du monde de géant avec 360 points pour cinq courses devant l’Autrichienne Anita Wachter (320 points), Compagnoni ne prendra pas part à la descente se réservant pour le week-end.
Interrompue lors des épreuves techniques de Zwiesel le week-end dernier, le duel entre Katja Seizinger et la Suédoise Pernilla Wiberg devrait reprendre ses droits dès vendredi.
Victorieuse dimanche en slalom dans la station allemande, Wiberg compte 328 points d’avance sur Seizinger au classement général de la Coupe du monde, mais pour l’instant son palmarès est vierge de toute victoire en descente.
La Suédoise a déjà remporté trois slaloms et deux super-G cet hiver confirmant qu’elle restait une technicienne d’exception mais que ses progrès dans les épreuves de vitesse en faisaient une skieuse polyvalente.
Derrière Wiberg et Seizinger, l’impétueuse Allemande Hilde Gerg, deuxième de la descente de Bad Kleinkirchheim et vainqueur du super-G de Val d’Isère, cherchera un premier succès en descente cet hiver.
Les entraînements à la descente mardi et mercredi ont été annulés en raison de la neige et du brouillard. L’épreuve initialement prévue jeudi a été reportée à vendredi.


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