NEW DELHI, 22 Janvier (AFP). — Phoolan Devi, l’ex-«reine des bandits» indienne devenue parlementaire, risque de retourner en prison où elle a déjà passé 11 années, a rapporté mercredi la presse indienne.
Un juge de la ville de Kanpur, dans l’Etat d’Uttar-Pradesh (Nord), a émis un mandat d’arrêt exécutoire d’ici au 4 février contre Phoolan Devi, sur laquelle plusieurs chefs d’accusation continuent à peser.
La décision du juge est intervenue quelques jours après que la Cour suprême indienne eut rejeté sa demande d’une mesure préventive de maintien en liberté conditionnelle.
La jeune femme, dont la vie aventureuse a fait l’objet de plusieurs livres et d’un film, a été accusée d’avoir tué 22 villageois de haute caste en 1981 pour se venger d’un viol collectif.
Elle a passé 11 années en prison, sans avoir été jugée pour ce crime qu’elle nie, et avait été remise en liberté provisoire en 1994, mais un certain nombre de charges continuent à peser sur celle, dont celles ayant trait au massacre de 1981.
Elle a depuis réussi une remarquable reconversion en se faisant élire député en mai dernier, sous la bannière d’une formation politique, le Samajwadi Party (parti socialiste), qui défend les intérêts des basses castes, dont Phoolan Devi est elle-même issue.
Sa libération avait été rendue possible par la décision du premier ministre de l’Uttar-Pradesh, M. Mulayam Singh Yadav, aujourd’hui ministre fédéral de la Défense, de lui accorder un pardon.


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