NICOSIE, 22 Janvier (AFP). — Les autorités bahreinies se préparent à juger 81 membres présumés du Hezbollah-Bahrein, une organisation pro-iranienne accusée par Manama de chercher à renverser le régime, a-t-on appris mercredi auprès d’avocats bahreinis.
Selon ces avocats, le procès doit s’ouvrir après la fin du mois de jeûne de Ramadan, qui s’achève le 7 février, devant la Cour de sûreté de l’Etat, un tribunal d’exception dont les jugements sont sans appel.
Cinquante-quatre accusés comparaîtront en tant que prévenus et vingt-sept seront jugés par contumace.
Selon ces mêmes sources, tous les dossiers sont prêts et le ministère de la Justice est actuellement en train de se concerter avec le procureur général pour désigner les avocats des accusés qui risquent des peines pouvant aller jusqu’à la peine capitale.
Le 3 juin dernier, le gouvernement bahreini avait publiquement accusé l’Iran d’avoir cherché à le renverser après avoir «armé et financé une organisation terroriste» appelée Hezbollah-Bahrein. L’Iran a rejeté cette accusation.
En octobre dernier, le chef de la diplomatie bahreinie, cheikh Mohammed Ben Moubarak al-Khalifa, avait affirmé que les relations avec l’Iran s’étaient améliorées à la suite d’une médiation syrienne.
Bahrein est depuis décembre 1994 le théâtre de troubles anti-gouvernementaux épisodiques qui ont fait au moins 26 morts. L’opposition, notamment chiite, réclame le rétablissement du Parlement dissous en 1975 et la libération de prisonniers politiques.


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