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Actualités - Chronologie

Les arabes divisés face au conflit soudanais

LE CAIRE, 22 Janvier (AFP). — Les pays arabes sont divisés face à la demande d’aide du régime islamiste de Khartoum pour contrer «les attaques éthiopiennes et érythréennes» contre l’est du Soudan. La Ligue arabe, dont le siège est au Caire, s’est borné à communiquer à ses membres la requête soudanaise sans prendre position sur la nature des combats qui ont lieu depuis dix jours.
L’Alliance nationale démocratique (AND), qui regroupe l’opposition nordiste et la guérilla sudiste, déclare haut et fort qu’elle inflige des défaites aux troupes gouvernementales mais Khartoum accuse les Tigréens (ethnie chrétienne et non arabe) d’avoir mené cette offensive avec l’appui de l’Ethiopie et de l’Erythrée.

L’Egypte, l’Arabie Séoudite et la Syrie, trois pays arabes influents qui coordonnent d’habitude leurs positions, n’ont pas pris une attitude unifiée.

L’Irak, Qatar, le Yémen, la Jordanie, la Syrie et les Emirats arabes unis ainsi que les formations islamistes Hamas (palestinien), Hezbollah (Liban) et les Frères musulmans (Egypte) ont exprimé leur sympathie avec Khartoum.
Au Caire et à Ryad, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Fahd d’Arabie Séoudite sont restés sourds aux demandes de soutien, formulées par le vice-président soudanais al-Zubair Mohammad Saleh, en tournée.

Le président Moubarak a rejeté les affirmations soudanaises accusant l’Ethiopie et l’Erythrée d’être à l’origine des attaques lancées le 12 janvier, estimant qu’il s’agit d’un problème interne qui oppose le régime islamiste du président Omar el-Béchir à son opposition.

Victime d’une
«conspiration»

Le quotidien séoudien «al-Ryad», qui reflète d’habitude le point de vue officiel du royaume, a enfoncé le clou au moment où le vice-président soudanais quittait le royaume les mains vides. «Toute action arabe n’aura pas d’effet car la réconciliation intersoudanaise est une affaire qui concerne les Soudanais» seulement, a écrit le journal.

Ces déclarations semblent avoir encouragé l’opposition à appeler l’armée soudanaise à renverser le régime, comme l’a formulé l’ex-premier ministre soudanais et chef du principal parti d’opposition nordiste Sadek el-Mahdi.

Khartoum ne baisse pourtant pas les bras et continue son offensive diplomatique dans le monde arabe. Son vice-président s’est rendu en Syrie et à Qatar, qui a annoncé la mise en place d’un comité d’aide au peuple soudanais.

A Damas, le vice-président syrien Abdel-Halim Khaddam a informé M. Saleh que la Syrie était «opposée à toute intervention étrangère dans les affaires du Soudan car la sécurité de ce pays fait partie de la sécurité nationale arabe».

M. Khaddam n’a cependant pas lancé, du moins publiquement, d’accusations contre l’Ethiopie et l’Erythrée, ces deux pays ayant démenti catégoriquement toute intervention dans les affaires soudanaises.

Les Emirats, la Jordanie, l’Irak et le Yémen ont appelé à «un appui arabe» à Khartoum et dénoncé les attaques étrangères menées contre cet Etat.
LE CAIRE, 22 Janvier (AFP). — Les pays arabes sont divisés face à la demande d’aide du régime islamiste de Khartoum pour contrer «les attaques éthiopiennes et érythréennes» contre l’est du Soudan. La Ligue arabe, dont le siège est au Caire, s’est borné à communiquer à ses membres la requête soudanaise sans prendre position sur la nature des combats qui ont lieu depuis dix jours.L’Alliance nationale démocratique (AND), qui regroupe l’opposition nordiste et la guérilla sudiste, déclare haut et fort qu’elle inflige des défaites aux troupes gouvernementales mais Khartoum accuse les Tigréens (ethnie chrétienne et non arabe) d’avoir mené cette offensive avec l’appui de l’Ethiopie et de l’Erythrée.L’Egypte, l’Arabie Séoudite et la Syrie, trois pays arabes influents qui coordonnent d’habitude...