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Actualités - Chronologie

Les forces armées zairoises sur le pied de guerre

KINSHASA, 21 Janvier (AFP). — Trois mois après le déclenchement d’une vaste rébellion dans l’Est du pays, les Forces armées zaïroises (FAZ) ont reçu solennellement lundi l’ordre de «conduire la guerre, de recouvrer les régions occupées et de rétablir l’autorité de l’Etat».
Le Zaïre accuse ses voisins du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi de soutenir cette rébellion et d’avoir agressé le territoire national.
L’ordre de conduire la guerre, «au nom du gouvernement et en accord avec le président de la République», a été transmis par le premier ministre Kengo wa Dondo dans un message à la nation télédiffusé lundi soir.
Au début du mois, le gouvernement avait annoncé qu’il mettait à la disposition du chef d’état-major général des armées, le général Mahele Lyoko, «tous les moyens logistiques et stratégiques nécessaires en vue de mener, dans les meilleurs délais, la contre-offensive des forces armées, qui doit être totale et foudroyante, n’épargnant aucun acteur zaïrois ou étranger agissant de concert et en intelligence avec l’ennemi».
Le gouvernement avait également ordonné, par la voix de son vice-premier ministre chargé de la Défense, le général Likulia Bolongo, que l’armée soit débarrassée des «éléments malfaiteurs, fuyards, pillards et vagabonds» et réclamé que des conseils de guerre les «sanctionnent sévèrement et de manière spectaculaire».
De nombreux éléments des FAZ, en débandade face à l’avancée de la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, se sont livrés pendant deux mois à des vols, pillages, viols et crimes dans leur fuite éperdue pour rejoindre Kisangani, la capitale du Haut-Zaïre située à quelque 500 km à l’ouest des provinces occupées des Nord et Sud-Kivu.
Le nouveau patron des armées, nommé le 14 décembre, a aussitôt fait appliquer ces instructions. Après avoir remis de l’ordre à Kisangani où les fuyards faisaient la loi, il a nommé de nouveau officiers généraux dans les deux grands corps de la garde civile et du Service d’action et de renseignement militaire (SARM).

Six officiers devant
la justice militaire

En outre, fait rarissime, six officiers supérieurs — colonels et lieutenants-colonels — convaincus de félonie, pillage, vol et viols ont été immédiatement déférés devant la justice militaire, elle-même profondément restructurée.
Au plan purement militaire, le général Mahele est resté extrêmement discret durant plus d’un mois, pendant lequel a été effectué le recensement du matériel et des hommes propres à mener le combat.
Aucun état de la nouvelle logistique des FAZ n’a été officiellement communiqué. Toutefois, des journalistes, dont des envoyés spéciaux de l’AFP qui ont reçu l’accord du général Mehele pour se rendre à Kisangani, ont pu constater lundi une importante activité militaire sur l’aéroport de cette ville.
Outre une centaine de soldats vêtus de treillis neuf et d’armes individuelles récentes, ils ont noté la présence de matériels de guerre performants, comme des hélicoptères de type MI 24 de fabrication soviétique, particulièrement meurtriers et utilisés par l’armée russe notamment en Tchétchénie.
L’ordre de «conduire la guerre» ayant été donné, on s’attend désormais à ce qu’il soit exécuté très rapidement par une contre-offensive dans laquelle le Zaïre n’a pas le droit à l’échec.
KINSHASA, 21 Janvier (AFP). — Trois mois après le déclenchement d’une vaste rébellion dans l’Est du pays, les Forces armées zaïroises (FAZ) ont reçu solennellement lundi l’ordre de «conduire la guerre, de recouvrer les régions occupées et de rétablir l’autorité de l’Etat».Le Zaïre accuse ses voisins du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi de soutenir cette rébellion et d’avoir agressé le territoire national.L’ordre de conduire la guerre, «au nom du gouvernement et en accord avec le président de la République», a été transmis par le premier ministre Kengo wa Dondo dans un message à la nation télédiffusé lundi soir.Au début du mois, le gouvernement avait annoncé qu’il mettait à la disposition du chef d’état-major général des armées, le général Mahele Lyoko, «tous les moyens logistiques...