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Actualités - Chronologie

Nicosie refuse d'être intimidé par les menaces d'Ankara

NICOSIE, 21 Janvier (AFP). — Les nouvelles menaces d’un renforcement de la présence militaire turque dans le nord de Chypre, font partie de la «guerre de nerfs» menée par Ankara depuis l’affaire des missiles, ont estimé mardi responsables chypriotes et diplomates en poste à Nicosie
«Avec l’occupation de 37% de l’île depuis 23 ans, 35.000 soldats turcs et 400 chars américains, l’usage à des fins militaires des ports et aéroports du nord de Chypre, je ne vois pas ce qu’il y a de nouveau dans la menace de construire de nouvelles bases navale et aérienne», a affirmé le porte-parole du gouvernement Yannakis Cassoulidis.
«Tout le nord de Chypre est une base militaire et un protectorat turcs depuis 1974», a estimé M. Cassoulidis, soulignant que Chypre «est à cinq minutes de vol pour les avions militaires turcs» (60 km des côtes turques). Ankara «poursuit sa guerre de nerfs croyant ainsi nous contraindre à annuler la commande des missiles», a-t-il ajouté.
La commande début janvier par Nicosie de 20 missiles russes S-300, vise à «empêcher la Turquie d’user de sa suprématie aérienne pour faire fi des résolutions de l’ONU et de nous garder en otages», a-t-il dit.
L’annonce par Nicosie de l’achat des missiles, avait soulevé de violentes menaces d’Ankara, aussitôt réprouvées par Washington et Moscou. «Ces engins, d’une portée de 150 km, ne sont efficaces que sur 80 km et peuvent surtout bloquer les avions turcs se dirigeant vers l’île», affirme un diplomate.
Hostile à la décision de Nicosie, Washington a obtenu du président chypriote Glafcos Cléridès «l’assurance que ces missiles ne seront pas livrés à Chypre avant 16 mois».
«La Turquie ne peut tolérer d’avoir entre l’Anatolie et Chypre une zone qui lui est interdite par des missiles grecs, car (…) c’est la Grèce qui joue ici un sale jeu contre la Turquie», a affirmé le dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash selon lequel, Ankara, «fera de son mieux pour empêcher l’arrivée de ces missiles».
Un ambassadeur européen à Nicosie estime que les propos durs tenus par Ankara et M. Denktash sont avant tout pour consommation interne.
Ils visent aussi, selon lui, à répliquer à M. Cléridès qui est allé à Athènes discuter d’«une stratégie commune pour le problème chypriote» et des négociations avec Bruxelles sur l’adhésion de l’île à l’Union européenne (UE), prévues début 1998.
NICOSIE, 21 Janvier (AFP). — Les nouvelles menaces d’un renforcement de la présence militaire turque dans le nord de Chypre, font partie de la «guerre de nerfs» menée par Ankara depuis l’affaire des missiles, ont estimé mardi responsables chypriotes et diplomates en poste à Nicosie«Avec l’occupation de 37% de l’île depuis 23 ans, 35.000 soldats turcs et 400 chars américains, l’usage à des fins militaires des ports et aéroports du nord de Chypre, je ne vois pas ce qu’il y a de nouveau dans la menace de construire de nouvelles bases navale et aérienne», a affirmé le porte-parole du gouvernement Yannakis Cassoulidis.«Tout le nord de Chypre est une base militaire et un protectorat turcs depuis 1974», a estimé M. Cassoulidis, soulignant que Chypre «est à cinq minutes de vol pour les avions militaires turcs»...