La BBC faisait état de 1.500 suppressions de postes.
Halewood ne construira pas la nouvelle Escort dont se chargeraient des sites en Europe continentale. Ford n’exclut pas en revanche que l’usine soit le point de fabrication européen d’un nouveau véhicule qui pour l’instant n’en est qu’au stade du concept.
La production de la nouvelle Escort doit démarrer en 1999, sans doute en Espagne ou en Allemagne.
Halewood continuera de fabriquer l’Escort actuelle jusqu’en l’an 2000, a précisé Ford.
Les syndicats des usines britanniques de Ford se sont insurgés contre ces suppressions d’emplois, et leurs adhérents se prononceront la semaine prochaine sur l’éventualité d’une grève.
Le syndicat national des transports a qualifié la décision de Ford de «moralement inacceptable» et son dirigeant pour l’industrie automobile, Tony Woodley, a estimé que les clauses sociales du traité de Maastricht aurait rendu plus onéreux pour Ford le transfert de production vers le continent.
«En faisant porter aux ouvriers de Liverpool la totalité du fardeau de la restructuration des ses opérations européennes, Ford profite à n’en pas douter de l’extrême désinvolture affichée par le gouvernement britannique actuel», a-t-il déploré.
Le premier ministre John Major s’est dit étonné de la décision de Ford qui, selon lui, va à l’encontre d’un mouvement de développement des investissements étrangers en Grande-Bretagne. Il a noté que les projets d’investissement de Ford pour Jaguar, avec 5000 emplois à la clé, ne feraient pas passer la pilule aux ouvriers de Halewood.
Pour David Gorman, directeur des opérations de Ford en Europe, «les décisions annoncées aujourd’hui procurent à Halewood un avenir pragmatique, avec un nouveau véhicule intéressant à moyen terme, dans la mesure où les objectifs de performance seront atteints. Il fallait prendre cette décision pour faire en sorte que notre capacité en main-d’œuvre soit en phase avec nos prévisions de chiffre d’affaires».

