Dans un communiqué reçu à Paris sur les liens noués avec le député européen, la société indique que «l’entrepreneur français», aux termes de l’accord annoncé, l’aidera à «concourir sur des projets de construction publics et privés», à «rechercher de nouveaux marchés» ainsi que des partenaires et des alliances pour lui «donner la capacité de s’implanter à l’étranger».
Une chance pour se développer
Selon le communiqué, le directeur général de US Bridge Corp., Joseph M. Polito s’est réjoui de cet accord qui devrait donner à l’entreprise «une chance de se développer et d’accroître sa rentabilité».
Interrogé à Paris, M. Tapie s’est refusé à tout commentaire sur la collaboration annoncée par l’entreprise américaine.
Une hypothèque pèse actuellement sur sa capacité à remplir cette nouvelle tâche: l’ancien homme d’affaires, déclaré en banqueroute, qui fut président du club de football Olympique de Marseille, saura le 4 février s’il doit purger une peine de prison ferme dans l’affaire de corruption liée à un match ayant opposé l’OM à un autre club français, Valenciennes, en mai 1993.
Un avenir encore incertain
L’instance judiciaire suprême, la Cour de cassation, doit statuer à cette date sur son recours contre sa condamnation à 2 ans de prison, dont 8 mois ferme, prononcée par la Cour d’appel de Douai (Nord) dans cette affaire.
Le Parlement européen devrait pour sa part se prononcer prochainement sur la déchéance de M. Tapie de son mandat de député européen, demandée fin octobre par le gouvernement français.
Depuis ses déboires politico-financiers, Bernard Tapie s’est reconverti dans le cinéma en jouant dans un succès du box-office français, «Hommes, femme mode d’emploi» de Claude Lelouch.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir