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Actualités - Chronologie

UE: l'inflation au plus bas depuis 1983

BERLIN, 15 Janvier (AFP). — Le PDS, Parti du socialisme démocratique, héritier du Parti communiste (SED) d’Erich Honecker, au pouvoir pendant quarante ans en RDA, a toutes les raisons de jubiler.
On est à plus de 18 mois des élections générales, et la question de la place à lui accorder fait déjà la une de la vie politique et sème comme une zizanie chez les autres partis de gauche, qui pourraient pourtant avoir besoin de son appoint pour renverser le chancelier Helmut Kohl.

Donné pour mort après la réunification en 1990, le PDS a si bien ressuscité qu’il représente aujourd’hui 20% des suffrages à l’Est et peut se permettre de jouer les trublions, même sans audience à l’Ouest (1% des voix).

Les communistes rénovateurs allemands du PDS, parti à la fois honni des autres partis mais, dans la perspective des élections générales d’octobre 1998, incontournable, se retrouvent vendredi en congrès à Schwerin (Est) pour aiguiser leur stratégie.

Pendant trois jours, 538 délégués vont se prononcer sur une série de motions destinées à faire du PDS une formation de gauche au même titre que d’autres, susceptible de faire partie de coalitions, là où il reste aujourd’hui une spécificité est -allemande.

Un problème de
survie et
d’intégration

Les réformateurs du parti, le chef du groupe parlementaire PDS Gregor Gysi en tête, veulent imposer un cours clair au PDS, respectueux de la démocratie et de l’économie de marché, la vieille garde stalinienne ayant cessé de freiner le mouvement. Il y va aussi de la survie du parti, qui doit enrayer l’érosion de sa base — 2000 adhésions par an pour 7000 décès — et trouver à terme sa place dans la société, quand il n’y aura pas plus d’identité spécifiquement est-allemande à défendre.

«Notre parti est un corps étranger dans cette société, il doit en devenir une partie» intégrante, a déclaré Gregor Gysi dans le quotidien de gauche berlinois Tageszeitung (taz) mercredi.

Sociaux-démocrates (SPD) et Verts sont tous deux incertains sur l’attitude à adopter à l’égard du PDS.
Les uns préconisent un rapprochement en soulignant qu’il s’est déjà beaucoup modernisé et qu’il est impossible de tenir à l’écart un parti aussi influent dans l’ex-RDA. Les autres doutent en revanche de l’ouverture démocratique d’un parti dont les militants (110.000 membres) sont issus pour la plupart du SED et ont bien souvent déjà la soixantaine (seuls 6.000 adhérents ont moins de 35 ans).

«Fascistes peints
en rouge»

Ils craignent aussi qu’un rapprochement soit très mal vu de l’électorat ouest-allemand, viscéralement anticommuniste, et d’une partie des citoyens de l’ex-RDA, qui par réaction pourraient se jeter dans les bras du chancelier Kohl.

Plusieurs anciens dissidents est-allemands, à l’image de la député écologiste Vera Lengsfeld, ont déjà donné l’exemple, en quittant avec fracas en décembre les partis de gauche, pour réjoindre l’Union chrétienne-démocrate (CDH) du chancelier, dénonçant les liaisons dangereuses à leurs yeux de leurs partis avec le PDS.

La direction des sociaux-démocrates, par la voix de son président Oskar Lafontaine, répète à l’envi qu’elle est opposée à toute alliance avec les communistes, à Bonn comme dans les Etats régionaux est-allemands, où des alliances locales seraient aussi envisageables.

La direction des Verts, quant à elle, a réaffirmé qu’il était hors de question de faire alliance avec ce parti, qu’elle juge «imprévisible».

Enflammant le débat, un groupe d’intellectuels, avec en tête l’écrivain Guenter Grass et le pasteur est-allemand Friedrich Schorlemmer, ont signé dernièrement une «déclaration d’Erfurt» exhortant Verts et SPD à s’allier au PDS afin de mettre fin à 16 ans de suprématie démocrate-chrétienne.

La polémique fait le bonheur du chancelier Kohl, qui se présente volontiers comme le rempart contre les «fascistes peints en rouge». Propulsé aux premières loges de la vie politique, le PDS doit encore apporter la preuve quant à lui qu’il peut y rester.
BERLIN, 15 Janvier (AFP). — Le PDS, Parti du socialisme démocratique, héritier du Parti communiste (SED) d’Erich Honecker, au pouvoir pendant quarante ans en RDA, a toutes les raisons de jubiler.On est à plus de 18 mois des élections générales, et la question de la place à lui accorder fait déjà la une de la vie politique et sème comme une zizanie chez les autres partis de gauche, qui pourraient pourtant avoir besoin de son appoint pour renverser le chancelier Helmut Kohl.Donné pour mort après la réunification en 1990, le PDS a si bien ressuscité qu’il représente aujourd’hui 20% des suffrages à l’Est et peut se permettre de jouer les trublions, même sans audience à l’Ouest (1% des voix).Les communistes rénovateurs allemands du PDS, parti à la fois honni des autres partis mais, dans la perspective des...