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Actualités - Chronologie

Soulagé , Washington souligne le rôle indispensable de Clinton

WASHINGTON, 15 Janvier (AFP). — Les Etats-Unis se montraient soulagés après l’accord au forceps sur Hébron, dans lequel ils voient la manifestation tangible de la volonté du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de poursuivre le processus de paix.
La Maison-Blanche a naturellement présenté cet accord, conclu après trois mois de négociations ardues sous l’égide du médiateur américain Dennis Ross, comme un triomphe de la diplomatie américaine et du président Bill Clinton.
Saluant l’accord conclu sur la base militaire israélienne d’Erez, M. Clinton y a vu «un bon présage» pour la suite des négociations.
Le simple fait que M. Clinton ait réagi en personne à l’événement, ainsi que la mine réjouie de ses conseillers, reflétaient bien la satisfaction des dirigeants américains, pour lesquels l’accord d’Erez marque un peu la fin d’un long tunnel.
L’arrivée au pouvoir de M. Netanyahu en Israël à la suite des élections du 29 mai dernier avait, en effet, plongé dans la crise le processus de paix, les Palestiniens et les pays arabes se demandant si le nouveau leader israélien était vraiment décidé à appliquer les accords sur l’autonomie conclus par ses prédécesseurs travaillistes avec les Palestiniens à Oslo en 1993 et à Washington en 1995.
Bien que les trois retraits de l’armée israélienne des zones rurales de Cisjordanie soient retardés de près d’un an par rapport à l’accord sur l’extension de l’autonomie de septembre 1995, l’accord d’Erez constitue, aux yeux des Etats-Unis, le gage de bonne foi qu’ils attendaient de la part de M. Netanyahu.
Interrogé sur ce que cet accord signifiait pour le leader israélien, le conseiller désigné de M. Clinton pour la sécurité nationale, Sandy Berger, y a ainsi vu «un pas très encourageant» reflétant «l’engagement de M. Netanyahu d’honorer les engagements et d’essayer de continuer à faire avancer le processus de paix».
Le succès des négociations devrait en tout cas permettre la venue très prochaine de M. Netanyahu à la Maison-Blanche.
Le porte-parole de M. Clinton, Michael McCurry, avait indiqué lundi que M. Netanyahu était attendu à Washington «au début de l’année», mais que la date n’avait pas encore été fixée, et il était clair que cette visite ne pourrait avoir lieu qu’après un accord sur Hébron.

L’enjeu des
négociations

Pour les Etats-Unis, l’enjeu des négociations sur Hébron et le retrait israélien était de taille compte-tenu du rôle central qu’ils y jouaient. M. Ross, le médiateur américain, a ainsi participé à ces négociations pratiquement à plein temps depuis octobre.
M. Clinton ne s’est pas fait faute de rappeler mardi soir que l’accord était la conclusion de négociations «lancées à Washington» lors d’un sommet controversé qui avait réuni à la Maison-Blanche MM. Netanyahu et Arafat, en présence du roi Hussein de Jordanie, les 1er et 2 octobre, après de violents incidents provoqués par l’ouverture unilatérale par Israël d’un tunnel archéologique près de l’esplanade des Mosquées de Jérusalem.
La conclusion d’un accord sur Hébron, d’où le retrait partiel de l’armée israélienne avait été différé par Israël, était alors apparue comme la priorité.
«Je ne suis pas sûr que quiconque en septembre pensait que cela prendrait jusqu’en janvier pour y arriver», a commenté M. Berger.
M. Clinton avait été critiqué à l’époque pour avoir organisé en toute hâte ce sommet de Washington, qui n’avait abouti à aucun résultat. Mardi soir, le président et ses conseillers estimaient que les faits leur avaient donné raison.
«Cet accord n’aurait pas pu avoir lieu sans les Etats-Unis en général et le président Clinton en particulier», a lancé M. Berger, qui a souligné à satiété le rôle «indispensable» du président américain.
Sur le plan intérieur, l’accord sur Hébron permet, en outre, à M. Clinton d’avoir le beau rôle, celui d’artisan de la paix, et de faire oublier ainsi aux Américains le procès pour harcèlement sexuel intenté contre lui par une jeune femme et qui a occupé l’actualité ces derniers jours.
WASHINGTON, 15 Janvier (AFP). — Les Etats-Unis se montraient soulagés après l’accord au forceps sur Hébron, dans lequel ils voient la manifestation tangible de la volonté du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de poursuivre le processus de paix.La Maison-Blanche a naturellement présenté cet accord, conclu après trois mois de négociations ardues sous l’égide du médiateur américain Dennis Ross, comme un triomphe de la diplomatie américaine et du président Bill Clinton.Saluant l’accord conclu sur la base militaire israélienne d’Erez, M. Clinton y a vu «un bon présage» pour la suite des négociations.Le simple fait que M. Clinton ait réagi en personne à l’événement, ainsi que la mine réjouie de ses conseillers, reflétaient bien la satisfaction des dirigeants américains, pour lesquels l’accord...