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Actualités - Opinion

Carnet de route Humour noir et rire jaune

«Je voulais tuer le plus d’Arabes possible», a déclaré, lors de la reconstitution de son crime, le soldat israélien en permission qui avait ouvert le feu sur un marché d’Hébron, blessant sept Palestiniens avant d’être maîtrisé. Noam Friedman, 22 ans, a également affirmé qu’il voulait saboter les négociations sur le redéploiement et venger la mort de Baruch Goldstein, le colon qui avait assassiné vingt-neuf fidèles en 1994 dans le Caveau des patriarches et fut lynché par la population. Son souhait maintenant: partager la même cellule qu’Ygal Amir, l’assassin de Begin. Telle est la mythologie d’un grand nombre d’Israéliens qui fabrique ses héros et croit servir son Dieu.

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Attendons les conclusions de la justice sur l’empoisonnement des employés duCasino. On s’étonne pourtant que, dans le communiqué de la direction, qui compte des lettrés dans ses rangs, il soit dit qu’on a utilisé une marmite «non destinée à cet usage». A quoi d’autre sert donc une marmite qu’à cuire des aliments? A sonner le tocsin? A fournir en cymbales d’occasion des orchestres faméliques? Il vaut mieux surveiller sa syntaxe dans des circonstances aussi délicates.

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Il faut prendre M. Hobeika comme il est. Un homme de principes. Oublions qu’il n’a pas toujours eu les mains très propres. Il s’est repenti. Peut-on lui reprocher la loyauté infaillible qu’il manifeste envers ses alliés? Le qualifier d’homme lige serait mal le comprendre. Simplement, il les défend courageusement. Il nous reproche d’infliger des heures supplémentaires au gouvernement de Damas pour arbitrer des querelles de clocher dont celui-ci n’a que faire et sur lesquelles il se penche quand même par bonté. Il insiste sur le fait que nous ne pouvons nous passer, «sous-développés» que nous sommes dans «une simili-république», de la puissance sœur. Tous les alliés de celle-ci disent la même chose, avec néanmoins plus de doigté. Mais il ne faut pas demander de doigté à M. Hobeika. Il a été plus longtemps soldat que ministre.


Amal NACCACHE
«Je voulais tuer le plus d’Arabes possible», a déclaré, lors de la reconstitution de son crime, le soldat israélien en permission qui avait ouvert le feu sur un marché d’Hébron, blessant sept Palestiniens avant d’être maîtrisé. Noam Friedman, 22 ans, a également affirmé qu’il voulait saboter les négociations sur le redéploiement et venger la mort de Baruch Goldstein, le colon qui avait assassiné vingt-neuf fidèles en 1994 dans le Caveau des patriarches et fut lynché par la population. Son souhait maintenant: partager la même cellule qu’Ygal Amir, l’assassin de Begin. Telle est la mythologie d’un grand nombre d’Israéliens qui fabrique ses héros et croit servir son Dieu.***Attendons les conclusions de la justice sur l’empoisonnement des employés duCasino. On s’étonne pourtant que, dans le...