Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, lors de la photo de famille lors de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à Bagdad, le 17 octobre 2026. Photo AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré samedi que son pays soutenait un « processus politique » pour régler le conflit opposant les houthis pro-iraniens du Yémen à l'Arabie saoudite. Après des années d'accalmie, des affrontements ont repris en juillet au Yémen où l'Arabie saoudite apporte un soutien militaire aux forces gouvernementales face aux Houthis qui mènent des frappes contre le royaume.
« Nous soutenons la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale du Yémen, ainsi que celles de l'Arabie saoudite. Nous soutenons un processus politique inclusif et global, qui constitue la seule voie réaliste et durable pour résoudre le problème », a déclaré le ministre iranien lors d'un discours tenu à Bagdad devant l'Organisation de la coopération islamique (OCI).
M. Araghchi a de nouveau proposé la médiation de l’Iran afin de rapprocher l’Arabie saoudite et les houthis, alors que son adjoint, Saeed Khatibzadeh, avait indiqué auparavant que Ryad n’avait pas encore répondu à cette proposition iranienne.
L'Iran a démenti vendredi toute implication dans les attaques houthies contre l'Arabie saoudite, au lendemain d'accusations de Riyad imputant à la République islamique « d'encourager » « l'intensification » des opérations militaires des Houthis.
L'ampleur des récentes attaques de ces combattants visant en particulier les infrastructures pétrolières et les aéroports saoudiens est inédite depuis le début, en 2014, de la guerre.
A plusieurs reprises, Téhéran a nié être derrière les décisions des houthis ou s’immiscer dans celles-ci, affirmant que le mouvement yéménite agissait en fonction de ses propres intérêts. « Soit nous construisons ensemble notre sécurité, soit nous subirons ensemble l’insécurité », a ajouté samedi M. Araghchi, ajoutant que son pays était disposé « à coopérer avec tous ses frères et voisins pour parvenir à la première option ».