Le porte-conteneurs Ten Neptune, battant pavillon panaméen, traverse le golfe d’Oman au large de Khor Fakkan, dans l’émirat de Charjah, dans l’est des Émirats arabes unis, le 13 octobre 2026. Photo AFP
Les gardiens de la révolution, la puissante force armée de l'Iran, ont affirmé samedi qu'un pétrolier était en feu dans le détroit d'Ormuz après avoir heurté une mine dans ce passage maritime au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.
L'Iran revendique le contrôle du détroit d'Ormuz, par où transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, et prend régulièrement pour cible des navires qui s'y aventurent sans son autorisation.
« Un superpétrolier en infraction transportant plus de deux millions de barils de pétrole brut, tentant de franchir illégalement le détroit d'Ormuz, a heurté une mine, provoquant une explosion et un violent incendie », ont indiqué les Gardiens dans un communiqué qui ne précise pas l'endroit exact où l'incident s'est produit.
Le détroit d'Ormuz, bordé au nord par les côtes iraniennes et au sud par le sultanat d'Oman, fait une trentaine de kilomètres dans sa partie la plus étroite. Depuis le verrouillage du détroit par les forces iraniennes, de nombreux navires cherchent à le franchir sans autorisation de Téhéran en longeant les côtes omanaises. L'Iran considère qu'ils sont en infraction et menace régulièrement de représailles.
« Le pétrolier a tenté de traverser le détroit grâce au soutien de l'armée américaine (...) en désactivant tous ses systèmes de localisation », ont ajouté les Gardiens, qui ont également diffusé une vidéo d'un navire en feu en pleine nuit.
Avant la guerre contre l'Iran, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, la traversée du détroit d'Ormuz se faisait sans encombre et ne nécessitait pas d'autorisation. Téhéran invoque désormais des raisons de sécurité et de souveraineté. En représailles à ce verrouillage, Washington impose un blocus naval aux ports iraniens, et escorte des pétroliers, qui sont de plus en plus nombreux à franchir le détroit d'Ormuz.
Cette semaine, le commandant de la marine des Gardiens, l'amiral Ali Ozmaï, a averti que tout navire désactivant ses systèmes de navigation serait considéré comme « hostile » et s'exposerait à des représailles.