Des partisans houthis scandent des slogans lors d'un rassemblement de soutien au mouvement à Sanaa, alors que les combats s'intensifient sur plusieurs fronts au Yémen, le 9 octobre 2026. REUTERS/Mohammed al-Mahdi
Les houthis pro-iraniens ont resserré leur étau sur la ville de Taëz, dans le sud-ouest du Yémen, où les combats ont fait plus de 60 morts au cours des 24 dernières heures, ont indiqué lundi à l'AFP des sources militaires dans les deux camps. Toutes les sorties de la troisième ville du pays, contrôlée par le gouvernement, sont désormais bloquées par les combattants pro-iraniens, qui ont mené dans la nuit plusieurs attaques contre les positions gouvernementales au sud de la ville, a affirmé une source militaire gouvernementale à l'AFP.
Les combats ont fait 22 morts dans les rangs des forces gouvernementales ces dernières 24 heures, a-t-elle indiqué. Les houthis, eux, ont perdu au moins 40 combattants, ont affirmé des sources militaires du mouvement en affirmant que des renforts avaient été envoyés aux abords de la ville. Selon ces sources, les combattants houthis continuent de progresser dans le gouvernorat de Taëz malgré les frappes de l'aviation saoudienne, qui appuie l'offensive au sol des forces gouvernementales visant à reprendre les territoires conquis par les houthis en septembre.
Taëz avait déjà été assiégée en 2015, au début de la guerre entre les houthis pro-iraniens, qui ont pris le contrôle de la capitale Sanaa en 2014, et les forces gouvernementales, soutenues par Riyad. Ces dernières avaient partiellement brisé le siège en 2016, mais la ville est restée encerclée par les houthis, au nord, à l'est et à l'ouest. Dimanche, le ministère de la Santé du gouvernement yéménite a mis en garde contre une « catastrophe humanitaire » dans la ville, en affirmant que les « médicaments, les solutions intraveineuses, le matériel médical et le carburant dans les établissements de santé de la ville étaient sur le point de s'épuiser ».