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Explosifs du Hezbollah : « ni indulgence, ni laxisme » dans le traitement de l'affaire, promet Salam

Dans une première réaction officielle à la saisie d'explosifs destinés au parti chiite, le chef du gouvernement a appelé les Libanais « à avoir confiance » en l'Etat.

Explosifs du Hezbollah : « ni indulgence, ni laxisme » dans le traitement de l'affaire, promet Salam

Le Premier ministre Nawaf Salam lors d'une allocution télévisée le jeudi 12 mars 2026. Photo publiée sur le compte X du Grand Sérail/@grandserail

Dans une première réaction officielle des autorités libanaises à la saisie, le 5 octobre dernier à Dahr el-Baïdar de centaines de kilos d'explosifs destinés au Hezbollah, le Premier ministre Nawaf Salam a assuré lundi qu'il n'y aura « ni indulgence ni laxisme » dans le traitement de ce dossier. Cet incident a relancé le débat durant le week-end sur l'arsenal militaire du parti pro-iranien que le Liban s'est engagé à désarmer, tout en menant des négociations directes avec Israël. L'affaire ravive aussi les craintes de nouveaux attentats et autres projets d'assassinats qui pourraient secouer le pays.

« Il est désormais de notoriété publique qu'un camion a été intercepté il y a quelques jours à Dahr el-Baïdar, alors qu'il se dirigeait de la Békaa vers la région du Grand Beyrouth. Il transportait des centaines de kilos d'explosifs, dont du C-4, un explosif extrêmement puissant. Je comprends l'inquiétude suscitée chez les Libanais par la nouvelle de cette interception et par la nature des matières transportées, d'autant plus que le C-4 a été utilisé dans plusieurs assassinats politiques tristement célèbres de l'histoire moderne du Liban », a déclaré Nawaf Salam sur X.

Gage de « fermeté »

Le Liban a connu, notamment au début des années 2000, une série d’assassinats qui avaient ciblé des personnalités politiques et médiatiques opposées à l’ancien régime syrien de Bachar el-Assad, allié du Hezbollah. Nombre de ces meurtres demeurent non élucidés, mais le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) avait condamné trois des quatre accusés, tous liés au parti chiite dans l’affaire de l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.

Nawaf Salam s'est par ailleurs voulu rassurant, appelant « tous les Libanais à avoir confiance ». « Nous ne ferons preuve d'aucune complaisance dans le suivi et l'approfondissement de l'enquête. Nous identifierons tous les auteurs de cette opération criminelle ainsi que leurs commanditaires, nous dévoilerons leurs plans et leurs objectifs, et nous les déférerons tous à la justice afin qu'ils reçoivent la sentence qu'ils méritent », a-t-il déclaré, alors que de nombreuses voix ont mis en doute le sérieux des autorités quant à la poursuite du Hezbollah dans cette affaire.

« Soyez également assurés que notre gouvernement ne tolérera aucune atteinte à la sécurité, à l'intégrité et à la stabilité du pays, et qu'il traitera avec la fermeté requise toute détention, tout transport ou toute utilisation d'armes en dehors du cadre de la légalité », a ajouté le chef du gouvernement. Il a également « salué les forces de sécurité qui ont intercepté ce camion suspect, saisi les explosifs qu'il transportait et déféré les chauffeurs aux autorités compétentes pour enquête ».

Des éléments armés du Hezbollah, arrêtés en mars, avaient été libérés quelques jours plus tard par le tribunal militaire, ce qui avait suscité de nombreuses critiques, sachant que le gouvernement libanais a interdit début mars toutes les « actions militaires et sécuritaires » du Hezbollah, au lendemain d'un tir de roquettes du groupe en « solidarité avec l'Iran », qui a rouvert le front au Liban avec une offensive israélienne de grande envergure, qui a fait plus de 4.000 morts. Depuis plus de 600 km2 du territoire demeurent occupés par Israël au sud-Liban.

Dans une première réaction officielle des autorités libanaises à la saisie, le 5 octobre dernier à Dahr el-Baïdar de centaines de kilos d'explosifs destinés au Hezbollah, le Premier ministre Nawaf Salam a assuré lundi qu'il n'y aura « ni indulgence ni laxisme » dans le traitement de ce dossier. Cet incident a relancé le débat durant le week-end sur l'arsenal militaire du parti pro-iranien que le Liban s'est engagé à désarmer, tout en menant des négociations directes avec Israël. L'affaire ravive aussi les craintes de nouveaux attentats et autres projets d'assassinats qui pourraient secouer le pays.« Il est désormais de notoriété publique qu'un camion a été intercepté il y a quelques jours à Dahr el-Baïdar, alors qu'il se dirigeait de la Békaa vers la région du Grand...